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Français · 5e · Phrase complexe

Repérer les subordonnées et leurs rattachements

Au programme de 5e : Situer les subordonnées et repérer leurs relations dans la phrase

Environ 25 min

Comprendre

Repérer les propositions subordonnées permet de comprendre comment les différentes parties d’une phrase complexe s’organisent. On les délimite pour savoir ce qu’elles précisent et à quel élément de la phrase elles se rattachent.

La phrase, partie par partie

Le cours

  1. Une proposition subordonnée dépend d’un autre élément de la phrase : elle ne fonctionne pas comme une phrase indépendante. Pour la délimiter, on repère son verbe, son sujet et, lorsqu’il existe, son mot introducteur ; on inclut aussi les compléments qui en font partie. Une subordonnée peut se trouver au début, au milieu ou à la fin de la phrase. La ponctuation aide au repérage, mais elle ne suffit pas à fixer ses limites.

  2. La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : « qui », « que », « dont », « où », « lequel »… Elle se rattache généralement à un nom, appelé son antécédent, qu’elle précise. Elle se place après cet antécédent et peut ainsi s’insérer au milieu de la proposition qui la contient : « Le sentier [qui longe la rivière] devient étroit. »

  3. La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination ou un groupe de mots jouant ce rôle : « que », « quand », « parce que », « bien que »… Une conjonctive complétive complète notamment un verbe : dans « Je crois [que le train arrive] », elle complète « crois ». Une conjonctive circonstancielle se rattache à l’ensemble de la phrase et indique, par exemple, le temps, la cause ou la condition : « [Quand le train arrive], les voyageurs se lèvent. » Elle est souvent déplaçable.

  4. La subordonnée interrogative indirecte rapporte une question sans la poser directement. Elle dépend d’un verbe exprimant une interrogation, une recherche d’information ou une ignorance, comme « demander », « chercher » ou « ignorer ». Elle est introduite par « si » ou par un mot interrogatif comme « où », « quand », « pourquoi » ou « comment » : « Nous ignorons [où mène ce chemin]. » Elle ne prend pas, à elle seule, de point d’interrogation.

  5. Les subordonnées infinitives et participiales n’ont pas de mot introducteur. Elles possèdent un sujet propre, distinct de celui du verbe principal. Dans l’infinitive, le verbe est à l’infinitif : « Nous entendons [les oiseaux chanter] » ; cette subordonnée complète le verbe « entendons ». Dans la participiale, le verbe est au participe : « [La pluie ayant cessé], nous sortons » ; cette subordonnée se rattache à l’ensemble de la phrase. Pour terminer l’analyse, on indique donc le type de chaque subordonnée, sa position et son rattachement précis.

Un exempleDes exemples

  • Le livre [que Samir a emprunté] raconte une aventure en mer.

    « Que Samir a emprunté » est une subordonnée relative introduite par « que ». Placée au milieu de la phrase, elle se rattache au nom « livre », son antécédent.

Démonstration et exemple résolu

RegardeUne subordonnée est une proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase : repère son verbe, puis délimite tout le groupe qui va avec lui. Elle peut compléter un nom, un verbe ou l’ensemble de la phrase, et se placer au début, au milieu ou à la fin. Attention : certaines commencent par un mot comme « que », « qui » ou « si », mais les infinitives et les participiales ont leur propre sujet sans avoir besoin d’un mot introducteur.

Repère les subordonnées dans cette phrase, puis indique leur type, leur position et leur rattachement : « Quand la pluie cesse, le gardien qui surveille la cour demande si nous sortons. »

  1. Je repère les verbes : « cesse », « surveille », « demande » et « sortons ».Les verbes permettent de chercher les différentes propositions. Ici, « demande » est le verbe de la proposition principale.
  2. Je délimite [Quand la pluie cesse]. C’est une subordonnée conjonctive placée au début et rattachée à l’ensemble de la phrase.Elle commence par la conjonction « quand » et indique à quel moment le gardien pose sa question.
  3. Je délimite [qui surveille la cour]. C’est une relative placée au milieu de la phrase et rattachée au nom « gardien ».Le pronom relatif « qui » reprend « gardien ». La relative apporte une précision sur ce gardien.
  4. Je délimite [si nous sortons]. C’est une interrogative indirecte placée à la fin et rattachée au verbe « demande ».Elle exprime la question posée par le gardien, sans employer une question directe.

Les erreurs fréquentes

  • Erreur : Reconnaître une relative dès que l’on voit « que ».

    Comment l'éviter : Tu as repéré le bon mot de départ. Vérifie maintenant s’il reprend un nom : dans « le film que tu regardes », oui ; dans « je pense que tu viendras », non.

  • Erreur : Arrêter la subordonnée juste après son verbe.

    Comment l'éviter : Tu as trouvé le verbe. Garde aussi les mots qui vont avec lui : dans « le chat qui dort sur le tapis », les crochets entourent [qui dort sur le tapis].

  • Erreur : Prendre tout infinitif ou tout participe pour une subordonnée.

    Comment l'éviter : La forme du verbe est un premier indice. Cherche ensuite qui fait l’action : dans « je vois les feuilles tomber », « les feuilles » est le sujet propre de « tomber ».

Voir autrement

La leçon ne passe pas ? Choisis une autre façon de comprendre. Une seule s'ouvre à la fois.

Il te manque peut-être une notion d'avant :Reconnaître juxtaposition, coordination et subordinationRevoir les bases pas à pas

S'entraîner

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Lis ce court texte : « La veste [qui sèche dehors] est bleue. » La relative entre crochets complète le trou à remplir « veste ».

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

Retenir

À retenir

  • Délimiter une subordonnée, c’est en repérer le début et la fin, avec tous les mots qui lui appartiennent.
  • Une subordonnée peut être placée au début, au milieu ou à la fin de la phrase.
  • La relative précise généralement un nom : son antécédent.
  • La conjonctive complétive et l’interrogative indirecte complètent notamment un verbe ; la circonstancielle se rattache à l’ensemble de la phrase.
  • L’infinitive et la participiale ont un sujet propre et ne sont pas introduites par un mot subordonnant.
  • Pour chaque subordonnée, préciser son type, sa position et son rattachement.

Les mots de la leçon

Proposition subordonnée
Proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase.
Antécédent
Mot, généralement un nom, auquel se rattache une proposition subordonnée relative.
Mot subordonnant
Mot qui introduit une subordonnée et marque son lien avec le reste de la phrase.
Complétive
Subordonnée qui complète un mot de la phrase, notamment un verbe.
Circonstancielle
Subordonnée qui précise une circonstance de l’action, comme le temps, la cause ou la condition.
Sujet propre
Sujet du verbe d’une subordonnée infinitive ou participiale, distinct du sujet du verbe principal.