Français · 5e · Phrase complexe
Repérer les subordonnées et leurs rattachements
Au programme de 5e : Situer les subordonnées et repérer leurs relations dans la phrase
Environ 25 min
Comprendre
Repérer les propositions subordonnées permet de comprendre comment les différentes parties d’une phrase complexe s’organisent. On les délimite pour savoir ce qu’elles précisent et à quel élément de la phrase elles se rattachent.
La phrase, partie par partie
Le cours
Une proposition subordonnée dépend d’un autre élément de la phrase : elle ne fonctionne pas comme une phrase indépendante. Pour la délimiter, on repère son verbe, son sujet et, lorsqu’il existe, son mot introducteur ; on inclut aussi les compléments qui en font partie. Une subordonnée peut se trouver au début, au milieu ou à la fin de la phrase. La ponctuation aide au repérage, mais elle ne suffit pas à fixer ses limites.
La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : « qui », « que », « dont », « où », « lequel »… Elle se rattache généralement à un nom, appelé son antécédent, qu’elle précise. Elle se place après cet antécédent et peut ainsi s’insérer au milieu de la proposition qui la contient : « Le sentier [qui longe la rivière] devient étroit. »
La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination ou un groupe de mots jouant ce rôle : « que », « quand », « parce que », « bien que »… Une conjonctive complétive complète notamment un verbe : dans « Je crois [que le train arrive] », elle complète « crois ». Une conjonctive circonstancielle se rattache à l’ensemble de la phrase et indique, par exemple, le temps, la cause ou la condition : « [Quand le train arrive], les voyageurs se lèvent. » Elle est souvent déplaçable.
La subordonnée interrogative indirecte rapporte une question sans la poser directement. Elle dépend d’un verbe exprimant une interrogation, une recherche d’information ou une ignorance, comme « demander », « chercher » ou « ignorer ». Elle est introduite par « si » ou par un mot interrogatif comme « où », « quand », « pourquoi » ou « comment » : « Nous ignorons [où mène ce chemin]. » Elle ne prend pas, à elle seule, de point d’interrogation.
Les subordonnées infinitives et participiales n’ont pas de mot introducteur. Elles possèdent un sujet propre, distinct de celui du verbe principal. Dans l’infinitive, le verbe est à l’infinitif : « Nous entendons [les oiseaux chanter] » ; cette subordonnée complète le verbe « entendons ». Dans la participiale, le verbe est au participe : « [La pluie ayant cessé], nous sortons » ; cette subordonnée se rattache à l’ensemble de la phrase. Pour terminer l’analyse, on indique donc le type de chaque subordonnée, sa position et son rattachement précis.
Un exempleDes exemples
Le livre [que Samir a emprunté] raconte une aventure en mer.
« Que Samir a emprunté » est une subordonnée relative introduite par « que ». Placée au milieu de la phrase, elle se rattache au nom « livre », son antécédent.
[Parce que le vent se lève], Nora pense [que la traversée sera difficile].
La première subordonnée est une conjonctive circonstancielle placée au début : elle indique la cause et se rattache à l’ensemble de la phrase. La seconde est une conjonctive complétive placée à la fin : elle complète le verbe « pense ».
Le gardien demande [si les visiteurs connaissent le chemin].
« Si les visiteurs connaissent le chemin » est une subordonnée interrogative indirecte placée à la fin de la phrase et rattachée au verbe « demande ». Elle rapporte la question « Les visiteurs connaissent-ils le chemin ? » sans la poser directement.
[Le soleil se levant], nous regardons [les oiseaux quitter leur nid].
« Le soleil se levant » est une participiale placée au début, avec son sujet propre « le soleil » : elle se rattache à l’ensemble de la phrase. « Les oiseaux quitter leur nid » est une infinitive placée à la fin, avec son sujet propre « les oiseaux » : elle complète le verbe « regardons ».
Démonstration et exemple résolu
RegardeUne subordonnée est une proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase : repère son verbe, puis délimite tout le groupe qui va avec lui. Elle peut compléter un nom, un verbe ou l’ensemble de la phrase, et se placer au début, au milieu ou à la fin. Attention : certaines commencent par un mot comme « que », « qui » ou « si », mais les infinitives et les participiales ont leur propre sujet sans avoir besoin d’un mot introducteur.
Repère les subordonnées dans cette phrase, puis indique leur type, leur position et leur rattachement : « Quand la pluie cesse, le gardien qui surveille la cour demande si nous sortons. »
- Je repère les verbes : « cesse », « surveille », « demande » et « sortons ».Les verbes permettent de chercher les différentes propositions. Ici, « demande » est le verbe de la proposition principale.
- Je délimite [Quand la pluie cesse]. C’est une subordonnée conjonctive placée au début et rattachée à l’ensemble de la phrase.Elle commence par la conjonction « quand » et indique à quel moment le gardien pose sa question.
- Je délimite [qui surveille la cour]. C’est une relative placée au milieu de la phrase et rattachée au nom « gardien ».Le pronom relatif « qui » reprend « gardien ». La relative apporte une précision sur ce gardien.
- Je délimite [si nous sortons]. C’est une interrogative indirecte placée à la fin et rattachée au verbe « demande ».Elle exprime la question posée par le gardien, sans employer une question directe.
Les erreurs fréquentes
Erreur : Reconnaître une relative dès que l’on voit « que ».
Comment l'éviter : Tu as repéré le bon mot de départ. Vérifie maintenant s’il reprend un nom : dans « le film que tu regardes », oui ; dans « je pense que tu viendras », non.
Erreur : Arrêter la subordonnée juste après son verbe.
Comment l'éviter : Tu as trouvé le verbe. Garde aussi les mots qui vont avec lui : dans « le chat qui dort sur le tapis », les crochets entourent [qui dort sur le tapis].
Erreur : Prendre tout infinitif ou tout participe pour une subordonnée.
Comment l'éviter : La forme du verbe est un premier indice. Cherche ensuite qui fait l’action : dans « je vois les feuilles tomber », « les feuilles » est le sujet propre de « tomber ».
Voir autrement
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Encadre toute la subordonnée, puis imagine une flèche vers ce qu’elle complète. Dans « Le vélo [que tu répares] est ancien », la flèche va vers le nom « vélo ». Dans « Je crois [que tu as raison] », elle va vers le verbe « crois ». Dans « [Quand le vent tombe], nous repartons », elle va vers l’ensemble « nous repartons ». Observe ensuite la place des crochets : début, milieu ou fin de phrase.
Ne t’arrête pas automatiquement à un nom ou à une virgule : il faut garder les mots qui appartiennent à la subordonnée. Un mot comme « que » ne suffit pas à reconnaître son type.
Demande-toi ce que fait la subordonnée. Elle précise un nom repris par « qui », « que » ou un autre pronom relatif : c’est une relative. Elle exprime une question après un verbe comme « demander » ou « ignorer » : c’est une interrogative indirecte. Elle est introduite par une conjonction comme « que », « quand » ou « parce que », sans reprendre un nom ni exprimer une question : c’est une conjonctive. Ainsi, dans « Le récit que tu lis montre que le héros hésite », le premier « que » reprend « récit », mais le second introduit ce que le récit montre.
Cette recherche concerne les propositions introduites par un mot de liaison. Pour une infinitive ou une participiale, cherche plutôt la forme du verbe et son sujet propre.
Compare « Nous voulons courir » et « Nous regardons les chevaux courir ». Dans la première phrase, « courir » n’a pas de sujet propre différent de « nous » : ce n’est pas une subordonnée infinitive. Dans la seconde, ce sont « les chevaux » qui courent : [les chevaux courir] est une infinitive rattachée au verbe « regardons ». Compare aussi « Épuisé, le coureur ralentit » et « [La course étant terminée], le coureur se repose » : seule la seconde contient une participiale, avec son sujet propre « la course » et le participe « étant ». Elle se rattache à l’ensemble de la phrase.
Ne transforme pas chaque infinitif ou chaque participe en subordonnée. Vérifie toujours la présence d’un sujet propre à cette proposition.
Il te manque peut-être une notion d'avant :Reconnaître juxtaposition, coordination et subordinationRevoir les bases pas à pas
S'entraîner
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- Une série en paliersDécouverte, confirmé, expert : corrigée tout de suite
- Orthographe flashUn rituel de 3 à 5 minutes, sans chrono imposé
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2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
Retenir
À retenir
- Délimiter une subordonnée, c’est en repérer le début et la fin, avec tous les mots qui lui appartiennent.
- Une subordonnée peut être placée au début, au milieu ou à la fin de la phrase.
- La relative précise généralement un nom : son antécédent.
- La conjonctive complétive et l’interrogative indirecte complètent notamment un verbe ; la circonstancielle se rattache à l’ensemble de la phrase.
- L’infinitive et la participiale ont un sujet propre et ne sont pas introduites par un mot subordonnant.
- Pour chaque subordonnée, préciser son type, sa position et son rattachement.
Les mots de la leçon
- Proposition subordonnée
- Proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase.
- Antécédent
- Mot, généralement un nom, auquel se rattache une proposition subordonnée relative.
- Mot subordonnant
- Mot qui introduit une subordonnée et marque son lien avec le reste de la phrase.
- Complétive
- Subordonnée qui complète un mot de la phrase, notamment un verbe.
- Circonstancielle
- Subordonnée qui précise une circonstance de l’action, comme le temps, la cause ou la condition.
- Sujet propre
- Sujet du verbe d’une subordonnée infinitive ou participiale, distinct du sujet du verbe principal.