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Mathématiques · CM1 · environ 10 min

Reformuler l’histoire d’un problème avec ses propres mots

Je m'entraîne

Dans un panier, Zoé met 14 pommes rouges et 9 pommes jaunes. Combien de pommes contient le panier en tout ? Raconte ce problème avec tes mots, sans le résoudre. Garde les quantités et ce qu'on cherche.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dessine une case pour ce qu'on connaît au départ, une flèche pour ce qui se passe et une autre case pour la situation à la fin. Place les quantités au bon endroit et un point d'interrogation sur ce qu'on cherche. Raconte ensuite l'histoire en suivant ton dessin. Pour des paquets identiques, dessine plutôt les paquets avec leur contenu.

Ton dessin doit correspondre à l'histoire : une flèche ne suffit pas toujours, notamment quand on compare des quantités ou qu'on partage.

Les pièges

  • Oublier une quantité ou lui attribuer un autre rôle.

    Pour chaque quantité, dis ce qu'elle compte ou mesure. Vérifie ensuite qu'elle joue le même rôle dans ta version.

  • Inverser une action ou une comparaison.

    Montre qui reçoit, qui donne ou qui possède le plus. Reprends ensuite ta phrase en gardant ce sens.

  • Remplacer la question par une autre ou donner seulement un calcul.

    Termine par « On cherche… » et vérifie que tu cherches exactement la même chose que dans l'énoncé. Tu n'as pas besoin de calculer.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Reformuler l’histoire d’un problème, c’est la raconter avec ses propres mots pour vérifier qu’on l’a bien comprise. On le fait avant de chercher les calculs et la réponse.

Le cours

  1. Lis tout l’énoncé, y compris la question. Repère de qui ou de quoi on parle, ce qui se passe et ce que l’on cherche.

  2. Raconte ensuite la même histoire avec tes mots. Tu peux employer des mots plus simples ou faire des phrases plus courtes : il n’est pas nécessaire de répéter l’énoncé mot pour mot.

  3. Garde les données utiles avec leur unité : un nombre de billes ne devient pas un nombre de sacs. Conserve aussi les liens entre les quantités : ce qu’on ajoute, ce qu’on enlève, ce qui est identique dans chaque groupe ou ce qu’on compare. Par exemple, « de moins » ne doit pas devenir « de plus ».

  4. Termine en disant précisément ce qu’il faut chercher, sans donner la réponse. Compare ta reformulation avec l’énoncé : les informations utiles et la question doivent rester les mêmes. N’ajoute aucune information inventée.

Des exemples

  • La bibliothèque de la classe possède 37 romans. Elle reçoit 16 romans supplémentaires. Combien de romans possède-t-elle maintenant ?

    On peut raconter : « Au début, il y a 37 romans dans la bibliothèque de la classe. On y ajoute 16 romans. Je cherche combien il y a de romans après cet ajout. » Les quantités sont conservées, les romans reçus sont bien ajoutés et la question porte toujours sur le nombre final de romans.

  • Malo a 64 perles. Inès a 23 perles de moins que Malo. Combien de perles Inès a-t-elle ?

    On peut raconter : « Malo possède 64 perles. Inès en possède moins que lui : la différence est de 23 perles. Je dois trouver le nombre de perles d’Inès. » Attention : 23 ne désigne pas le nombre de perles d’Inès, mais la différence entre les quantités. La reformulation conserve cette comparaison.

  • Pour un atelier, Salomé prépare 7 boîtes. Elle place 18 crayons dans chaque boîte. Combien de crayons place-t-elle en tout dans les boîtes ?

    On peut raconter : « Salomé remplit 7 boîtes avec des crayons. Dans chacune, elle met 18 crayons. Je cherche combien de crayons sont rangés dans toutes les boîtes réunies. » On garde le nombre de boîtes et le nombre de crayons par boîte. Le mot « chacune » indique que toutes les boîtes contiennent la même quantité.

À retenir

  • Je lis l’histoire et la question jusqu’au bout.
  • Je raconte avec mes mots, sans changer le sens.
  • Je garde les données utiles et leurs unités.
  • Je conserve les liens entre les quantités.
  • Je dis ce que l’on cherche, sans encore résoudre le problème.
  • Je vérifie que je n’ai rien oublié ni inventé.

Les mots de la leçon

reformulerhistoiredonnéerelationquestion

Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

Regarde« Nora a dix-huit perles. Elle reçoit sept perles supplémentaires. Combien en a-t-elle maintenant ? » peut devenir : « Nora possède dix-huit perles et on lui en donne encore sept. On cherche combien de perles elle a après ce cadeau. » Les mots changent, mais les nombres, ce qui se passe et la question restent les mêmes.

Nora a dix-huit perles. Elle reçoit sept perles supplémentaires. Combien en a-t-elle maintenant ? Reformule cette histoire sans faire le calcul.

  1. Je repère de qui et de quoi on parle : Nora et ses perles.Cela m'aide à garder le sens de l'histoire.
  2. Je garde les données : dix-huit perles au départ et sept perles reçues.Changer ou oublier une quantité changerait le problème.
  3. Je précise que Nora reçoit des perles : sa collection grandit.Recevoir des perles ne signifie pas en donner ou en perdre.
  4. Je raconte : « Nora possède dix-huit perles. On lui en offre encore sept. On veut savoir combien elle en possède après ce cadeau. »J'utilise mes mots tout en conservant les données, le changement et ce qu'on cherche, sans donner la solution.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Raconter un énoncé avec ses propres mots en conservant les données, les relations entre les quantités et la question posée.
Au programme
CM1 · BO n°16 du 17 avril 2025, MENE2504620A (cycle 3, CM1/CM2/6e, français ET mathématiques) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 10 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers