Français · CM2 · environ 20 min
Repérer les conjonctions de subordination
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Observe : [La tortue avance] [pendant que le lapin dort]. Chaque cadre contient un verbe conjugué. Dans le deuxième cadre, « pendant que » est la porte d’entrée : c’est la conjonction de subordination. Le cadre entier, « pendant que le lapin dort », est la proposition introduite.
Cette représentation aide pour les phrases simples à deux propositions. La proposition introduite peut aussi être placée au début de la phrase.
Imagine deux bandes de papier : « Nous jouons dehors » et « quand le soleil brille ». Déplace la deuxième devant la première : « Quand le soleil brille, nous jouons dehors. » Le bloc déplacé reste entier : il comprend la conjonction « quand » et la proposition qu’elle introduit.
Ce déplacement convient ici à une proposition qui indique le moment. Il ne fonctionne pas avec toutes les propositions, notamment celles introduites par « que » après un verbe comme « croire ».
Dans « Je crois que le train arrive », compare « que » et « arrive ». « Arrive » indique ce que fait le train : c’est le verbe. « Que » introduit « que le train arrive » : c’est la conjonction de subordination. La proposition commence donc à « que », pas à « le train ».
Un mot comme « que » n’a pas toujours la même classe grammaticale. Ici, on travaille uniquement avec des phrases où il introduit une proposition après un verbe comme « croire » ou « penser ».
Les pièges
Prendre le verbe pour la conjonction.
Tu as repéré l’action. Cherche maintenant le mot ou le groupe de mots qui introduit la proposition contenant ce verbe.
Oublier la conjonction dans la proposition introduite.
Tu as retrouvé une partie de la proposition. Ajoute son mot d’entrée : la conjonction en fait aussi partie.
Confondre une conjonction de coordination avec une conjonction de subordination.
Regarde leur rôle : « et » peut relier deux actions, tandis que « quand », « si » ou « parce que » introduisent ici une proposition qui dépend de l’autre.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Les conjonctions de subordination servent à relier des propositions dans une phrase complexe. Les repérer aide à comprendre comment les actions ou les idées de la phrase sont liées.
Le cours
Une phrase complexe contient plusieurs propositions, généralement organisées chacune autour d’un verbe conjugué. Une proposition subordonnée dépend d’une autre proposition, appelée proposition principale.
Une conjonction de subordination est un mot invariable qui introduit une proposition subordonnée et la relie à la proposition principale. « Conjonction de subordination » est sa classe grammaticale.
Les conjonctions de subordination courantes sont notamment « que », « quand », « lorsque », « si », « comme » et « puisque ». Certains groupes de mots jouent le même rôle : « parce que », « pendant que », « dès que » ou « pour que ». On les appelle des locutions conjonctives. Il faut repérer le groupe entier, par exemple « parce que », et pas seulement « que ».
Pour repérer la conjonction, on cherche les verbes conjugués et les propositions, puis le mot ou le groupe de mots qui introduit la subordonnée. La conjonction fait partie de la proposition qu’elle introduit. La subordonnée peut se trouver avant ou après la proposition principale.
La conjonction peut préciser le lien entre les propositions : « quand » indique un moment, « parce que » une cause et « si » une condition. Attention : un mot comme « que » n’est pas toujours une conjonction. Dans « le livre que tu lis », il reprend « le livre » : c’est un pronom relatif.
Des exemples
Quand la cloche sonne, les élèves entrent.
« Quand » est une conjonction de subordination. Elle introduit la proposition subordonnée « Quand la cloche sonne », placée avant la principale « les élèves entrent ».
Le match est annulé parce que la pluie tombe.
« Parce que » est une locution conjonctive qui joue le rôle d’une conjonction de subordination. Elle introduit « parce que la pluie tombe », la proposition subordonnée qui indique la cause de l’annulation.
Je pense que ce chemin mène au village.
« Que » est une conjonction de subordination. Elle introduit la proposition subordonnée « que ce chemin mène au village », qui dépend de la principale « Je pense ».
Nous sortirons si le vent se calme.
« Si » est une conjonction de subordination. Elle introduit la proposition subordonnée « si le vent se calme », qui exprime une condition.
À retenir
- Une conjonction de subordination est invariable.
- Elle introduit une proposition subordonnée et la relie à la principale.
- Exemples courants : que, quand, lorsque, si, comme, puisque.
- Repère tous les mots d’une locution : parce que, dès que, pendant que…
- La subordonnée comprend la conjonction qui l’introduit.
- La subordonnée peut être placée avant ou après la principale.
Les mots de la leçon
- Proposition
- Partie d’une phrase généralement organisée autour d’un verbe conjugué.
- Proposition principale
- Proposition dont dépend une proposition subordonnée.
- Proposition subordonnée
- Proposition qui dépend d’une autre proposition.
- Conjonction de subordination
- Mot invariable qui introduit une proposition subordonnée et la relie à la proposition principale.
- Locution conjonctive
- Groupe de mots qui joue le rôle d’une conjonction, comme « parce que ».
- Invariable
- Qui ne change pas de forme : le mot ne s’accorde ni en genre ni en nombre.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeUne conjonction de subordination est un mot, ou un groupe de mots, qui introduit une proposition reliée à une autre : que, quand, parce que, si… Dans « Je rentre parce que la nuit tombe », « parce que » est une conjonction de subordination et introduit la proposition « parce que la nuit tombe » : on garde la conjonction dans la proposition.
Dans « Le chien aboie parce que le portail grince », repère la conjonction de subordination, nomme sa classe grammaticale et retrouve la proposition qu’elle introduit.
- Je repère les deux verbes conjugués : « aboie » et « grince ».Ils m’aident à retrouver les deux propositions.
- Je repère « parce que », qui relie les deux propositions.Ces deux mots introduisent l’explication de l’aboiement.
- Je nomme sa classe grammaticale : conjonction de subordination.« Parce que » introduit une proposition qui dépend de l’autre.
- Je délimite la proposition introduite : « parce que le portail grince ».Je garde la conjonction et tous les mots de la proposition qu’elle introduit.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Dans six phrases complexes simples, repérer la conjonction de subordination, nommer sa classe grammaticale et identifier la proposition qu’elle introduit dans au moins cinq phrases.
- Au programme
- CM2 · BO n°16 du 17 avril 2025, MENE2504620A (cycle 3, CM1/CM2/6e, français ET mathématiques) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers