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Français · 6e · environ 15 min

Comprendre le rôle de l’imparfait et du passé simple dans un récit

Il aide de savoir :Reformuler une phrase difficile d’un récit

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Lis ce court texte : « La colline était verte. » Ici, l’imparfait trou à remplir le décor (décrit ou bouleverse).

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Imagine l’histoire comme une suite d’images. « La cour était vide » permet de regarder le décor. « Un ballon tomba dans la cour » ajoute un événement et fait passer à une nouvelle scène. Associe ainsi la description à l’imparfait et l’événement au passé simple.

C’est un repère, pas une règle absolue : une description peut aussi contenir du mouvement, comme « Les feuilles tourbillonnaient ».

Les pièges

  • Inverser le rôle habituel de l’imparfait et du passé simple.

    Cherche d’abord ce qui est déjà en cours, puis ce qui arrive de nouveau. Relie ensuite ces deux rôles aux temps des verbes.

  • Croire qu’un verbe de mouvement fait toujours avancer les événements.

    Le mouvement peut faire partie du décor. Regarde si la phrase décrit la scène ou ajoute une nouvelle étape.

  • Se fier uniquement à un mot comme « soudain ».

    « Soudain » est un indice utile, mais vérifie aussi le temps du verbe et le sens de la phrase.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Dans un récit au passé, l’imparfait et le passé simple n’ont généralement pas le même rôle. Observer ces temps aide à comprendre ce qui décrit la situation et ce qui fait avancer les événements.

Le cours

  1. L’imparfait sert souvent à décrire le cadre du récit : les lieux, le temps qu’il fait, l’apparence ou les sentiments des personnages. Il présente aussi des actions en cours, sans en montrer le début ni la fin. Ces éléments forment l’arrière-plan de l’histoire.

  2. L’imparfait peut aussi exprimer une habitude ou une action répétée. Dans « Chaque soir, le gardien fermait les grilles », la fermeture des grilles se répétait régulièrement : la phrase ne décrit donc pas un événement unique.

  3. Le passé simple présente généralement les événements qui font avancer le récit. Il montre les actions comme des faits délimités, considérés dans leur ensemble. Plusieurs verbes au passé simple peuvent ainsi raconter une suite d’événements : « Il ouvrit la porte, entra et posa son sac. »

  4. Les deux temps se complètent souvent : l’imparfait présente une situation ou une action déjà en cours, tandis que le passé simple introduit un événement qui survient dans cette situation. Dans « Léa lisait quand une branche craqua », la lecture était en cours lorsque le craquement se produisit.

  5. Pour comprendre le rôle d’un passage, il faut observer les verbes et le sens du texte. La différence ne dépend pas seulement de la durée : une action au passé simple peut durer longtemps. Il faut surtout distinguer ce qui installe la situation de ce qui raconte les événements.

Des exemples

  • La cour était déserte. Des feuilles couvraient les marches et le vent soulevait la poussière.

    Les verbes « était », « couvraient » et « soulevait » sont à l’imparfait. Ils décrivent le lieu et ce qui s’y passe : ce passage installe l’arrière-plan du récit.

  • Chaque matin, Nora traversait la place pour rejoindre la bibliothèque.

    L’imparfait « traversait », accompagné de « chaque matin », exprime une habitude. La phrase présente une action répétée, et non un événement unique.

  • Un bruit résonna. Sami se retourna, aperçut une silhouette et recula.

    Les verbes au passé simple présentent des événements successifs. Chaque action apporte un fait nouveau et fait avancer le récit.

  • La neige tombait lorsque les voyageurs atteignirent le refuge. Ils y restèrent trois jours.

    L’imparfait « tombait » décrit la situation, tandis que les passés simples « atteignirent » et « restèrent » racontent les événements. Le séjour dure trois jours : le passé simple ne désigne donc pas seulement des actions brèves.

À retenir

  • L’imparfait décrit souvent le cadre et les personnages.
  • L’imparfait présente aussi des actions en cours ou habituelles.
  • Le passé simple raconte généralement les événements qui font avancer l’histoire.
  • Les deux temps peuvent se compléter dans une même phrase.
  • La durée d’une action ne suffit pas à expliquer le choix du temps.

Les mots de la leçon

Valeur d’un temps
Rôle d’un temps dans un texte : par exemple, décrire une situation, exprimer une habitude ou raconter un événement.
Arrière-plan
Ensemble des éléments qui présentent le cadre du récit et les actions déjà en cours, autour des événements racontés.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeDans un récit au passé, l’imparfait sert souvent à décrire le décor, une situation ou une habitude : « Le jardin était silencieux. » Le passé simple présente souvent les événements qui font avancer l’histoire : « Une branche craqua. » Pour comprendre leur rôle, observe le temps du verbe et ce qui se passe dans le récit.

Lis ce court texte : « Une brume légère couvrait le village. Les rues étaient désertes. Soudain, une fenêtre s’ouvrit. » Quel passage décrit la situation et quel passage fait avancer les événements ?

  1. Je repère « couvrait » et « étaient », à l’imparfait.Ces verbes montrent comment était le village : ils installent le décor.
  2. Je repère « s’ouvrit », au passé simple.L’ouverture de la fenêtre est un événement nouveau : quelque chose change.
  3. Les deux premières phrases décrivent la situation ; la dernière fait avancer l’histoire.Je m’appuie à la fois sur les temps employés et sur le sens des phrases.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Distinguer, dans un court récit, un passage qui décrit une situation d’un passage qui fait avancer les événements, en observant les temps employés.
Au programme
6e · BO n°16 du 17 avril 2025, MENE2504620A (cycle 3, CM1/CM2/6e, français ET mathématiques) Voir la source officielle
Avant de commencer
Reformuler une phrase difficile d’un récit
Combien de temps
Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers