Mathématiques · 6e · environ 25 min
Comparer des fréquences observées à une probabilité
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dessine une bande qui représente tous les essais et partage-la en cases égales, une par essai. Colorie les cases où l’évènement s’est produit. Sur une bande identique, marque la part correspondant à la probabilité théorique. Compare les longueurs : la part observée peut être plus petite, égale ou plus grande.
Les deux bandes doivent avoir la même longueur totale. Quand les essais sont très nombreux, utilise plutôt une comparaison de fractions.
Prends une pièce équilibrée. Avant de commencer, choisis la longueur de ta série de lancers. Fais un trait dans une colonne « pile » ou « face » après chaque lancer. À la fin, écris la fréquence de pile en divisant son nombre de traits par le nombre total de traits. Recommence une série de même longueur et compare : les fréquences peuvent changer alors que la probabilité de pile reste la même.
Une courte expérience ne permet pas de décider à elle seule si une pièce est équilibrée. Même avec davantage d’essais, l’égalité exacte avec la probabilité n’est pas garantie.
Cherche d’abord la probabilité dans les règles de l’expérience : elle décrit les chances de l’évènement. Repère ensuite les résultats obtenus : ils servent à calculer la fréquence. Compare ces deux valeurs, puis termine par une phrase qui indique leur ordre sans transformer la probabilité en résultat obligatoire.
Pour comparer directement des nombres de réussites, les séries doivent avoir le même nombre d’essais. Sinon, compare leurs fréquences.
Les pièges
Diviser le nombre total d’essais par le nombre de réussites.
Commence par ce que tu comptes : les réussites. Écris ensuite le total des essais sous la barre de fraction.
Remplacer la fréquence observée par la probabilité théorique.
Garde les résultats de ta série pour calculer la fréquence. La probabilité sert ensuite de repère pour la comparaison.
Conclure qu’une expérience est mal faite dès que la fréquence diffère de la probabilité.
Une différence est possible. Quand on augmente beaucoup le nombre d’essais, les fréquences tendent à se rapprocher de la probabilité, sans égalité exacte garantie ni rapprochement à chaque nouvel essai.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Quand on répète un lancer de pièce ou un tirage au hasard, les résultats obtenus ne correspondent pas toujours exactement à ce qu’on avait prévu. Calculer une fréquence permet de comparer ce qui s’est réellement passé à la probabilité de l’évènement.
Le cours
Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne peut pas prévoir avec certitude le résultat. Un évènement est un résultat ou un ensemble de résultats qui nous intéresse, comme « obtenir pile » en lançant une pièce.
La probabilité d’un évènement décrit ses chances de se produire avant de réaliser l’expérience. Lorsque tous les résultats possibles ont la même chance de se produire, on calcule : probabilité = nombre de résultats favorables ÷ nombre total de résultats possibles. Par exemple, pour une pièce équilibrée, la probabilité d’obtenir pile est la moitié.
Pour étudier les résultats observés, on répète la même expérience dans les mêmes conditions et on compte combien de fois l’évènement se produit. Lors de tirages dans un sac, on remet l’objet tiré dans le sac et on mélange avant chaque nouveau tirage afin de conserver les mêmes chances.
La fréquence observée se calcule après l’expérience : fréquence = nombre de fois où l’évènement s’est produit ÷ nombre total de répétitions. Elle peut s’écrire sous forme de fraction, de nombre décimal ou de pourcentage. Comme une probabilité, elle est comprise entre zéro et un, soit entre zéro pour cent et cent pour cent.
Pour comparer une fréquence à une probabilité, on les écrit sous une forme qui permet de les comparer facilement, par exemple avec le même dénominateur. La fréquence peut être inférieure, supérieure ou égale à la probabilité : une différence n’est pas forcément une erreur. Quand le nombre de répétitions devient très grand, la fréquence a tendance à se rapprocher de la probabilité, mais ce rapprochement n’est pas régulier et l’égalité n’est jamais obligatoire.
Des exemples
On lance une pièce équilibrée 40 fois et on obtient pile 19 fois. La probabilité d’obtenir pile est 1/2. Compare la fréquence observée à cette probabilité.
La fréquence observée est 19/40, car on a obtenu pile 19 fois sur 40 lancers. On la compare à la probabilité 1/2. La comparaison donne : <. La fréquence est inférieure à la probabilité. Cela peut arriver même si la pièce est équilibrée.
Un dé équilibré possède 6 faces, dont 1 porte une étoile. On le lance 90 fois et l’étoile apparaît 17 fois. Compare la fréquence d’apparition de l’étoile à sa probabilité.
Les faces ont toutes la même chance d’apparaître : la probabilité d’obtenir l’étoile est donc 1/6. La fréquence observée est 17/90. La comparaison donne : >. La fréquence est supérieure à la probabilité. Cette différence ne suffit pas à montrer que le dé est mal équilibré.
Une roue est partagée en 4 secteurs de même taille, dont 1 est bleu. Chaque secteur a la même chance d’être désigné. Sur 56 tours de roue, le secteur bleu est désigné 14 fois. Compare sa fréquence observée à sa probabilité.
La probabilité d’obtenir le secteur bleu est 1/4. Sa fréquence observée est 14/56. On peut donc écrire le signe = pour les comparer : ici, la fréquence et la probabilité sont égales. Cette égalité est possible, sans être obligatoire, et ne garantit pas le même résultat lors d’une nouvelle série de tours.
À retenir
- La probabilité décrit les chances de réalisation d’un évènement.
- La fréquence décrit les résultats réellement observés.
- Fréquence = nombre de réalisations de l’évènement ÷ nombre total de répétitions.
- On répète l’expérience dans les mêmes conditions.
- La fréquence peut être différente de la probabilité sans qu’il y ait d’erreur.
- Sur un très grand nombre de répétitions, la fréquence tend à se rapprocher de la probabilité, sans devoir lui être exactement égale.
Les mots de la leçon
- Expérience aléatoire
- Expérience dont on ne peut pas prévoir avec certitude le résultat.
- Évènement
- Résultat ou ensemble de résultats qui nous intéresse dans une expérience aléatoire.
- Probabilité
- Nombre compris entre zéro et un qui décrit les chances qu’un évènement se produise.
- Fréquence observée
- Quotient du nombre de fois où un évènement s’est produit par le nombre total de répétitions de l’expérience.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeTu lances une pièce équilibrée plusieurs fois et tu notes les résultats. La fréquence de « pile » est le nombre de piles obtenus divisé par le nombre de lancers ; tu peux la comparer à la probabilité théorique, qui est une chance sur deux. Ces deux valeurs ne sont pas obligées d’être égales.
Une pièce équilibrée est lancée 50 fois. On obtient 22 fois pile. Compare la fréquence observée de pile à sa probabilité théorique.
- Écris la fréquence observée : nombre de piles obtenus / nombre total de lancers, soit 22/50.Une fréquence décrit les résultats réellement obtenus pendant cette série.
- Écris la probabilité théorique de pile : 1/2.La pièce est équilibrée : pile et face ont la même chance de sortir.
- Compare le double du nombre de piles au nombre total de lancers : le double de 22 est inférieur à 50.Cela montre que les piles représentent moins de la moitié des lancers.
- Conclus : la fréquence observée est inférieure à la probabilité théorique. Cette différence est possible avec une pièce équilibrée.Le hasard ne garantit pas exactement autant de piles que de faces dans une série.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Répéter une expérience simple, calculer la fréquence d’un évènement et comparer cette valeur à sa probabilité théorique sans exiger leur égalité.
- Au programme
- 6e · BO n°16 du 17 avril 2025, MENE2504620A (cycle 3, CM1/CM2/6e, français ET mathématiques) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 25 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers