Mathématiques · 5e · environ 15 min
Repérer et justifier les parenthèses indispensables
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dans 15 − (8 + 2), imagine un cadre autour de 8 + 2. Relie le signe moins à ce cadre : il commande le retrait de tout le contenu. Dans 15 − 8 + 2, le signe moins ne commande plus que le retrait de 8. Pour un nombre négatif comme dans 15 + (−8), entoure ensemble le signe moins et le nombre : ils forment le nombre que tu ajoutes.
Un cadre aide à repérer un groupe, mais sa présence ne prouve pas que les parenthèses sont indispensables. Il faut vérifier ce que leur suppression changerait.
Prépare une carte « 16 », une carte « − », puis une pochette contenant les cartes « 6 », « + » et « 3 ». La pochette représente les parenthèses de 16 − (6 + 3). Pour vider la pochette tout en gardant le même sens, pose successivement une carte « − 6 » et une carte « − 3 ». Si tu poses « − 6 » puis « + 3 », tu as changé l’action demandée.
Cette manipulation explique le retrait d’une somme. Elle ne donne pas une règle universelle pour enlever des parenthèses après n’importe quel signe.
Pose-toi deux questions. Délimitent-elles un nombre négatif après un signe d’opération, comme dans 10 − (−7) ? Dans les écritures scolaires utilisées ici, garde-les pour ne pas juxtaposer deux signes. Délimitent-elles un groupe sur lequel agit une opération, comme dans 3 × (8 + 5) ? Vérifie alors si les enlever changerait ce qui est multiplié, ajouté ou retiré. Dans (8 + 5) − 3, leur suppression ne change ni le groupe calculé en premier ni le sens : elles sont inutiles.
Supprimer seulement les parenthèses et transformer toute une expression sont deux actions différentes. Une transformation peut demander de changer des signes ou de réécrire plusieurs termes.
Les pièges
Effacer le signe moins avec les parenthèses autour d’un nombre négatif.
Tu as changé le nombre utilisé. Repère ensemble son signe et sa valeur avant de toucher aux parenthèses.
Enlever les parenthèses après un signe moins en conservant tous les signes à l’intérieur.
Regarde ce qui devait être retiré en entier. Si tu veux enlever les parenthèses, vérifie comment réécrire chaque terme du groupe.
Penser que toutes les parenthèses sont indispensables.
Essaie de lire l’écriture sans elles. Si les mêmes opérations portent sur les mêmes nombres et dans le même ordre, elles peuvent être supprimées.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Les parenthèses permettent de montrer quels nombres ou quels calculs vont ensemble. Avant de les supprimer, il faut vérifier que l’écriture garde le même sens et la même valeur.
Le cours
Les parenthèses peuvent délimiter un nombre négatif. Dans 7 − (−4), elles montrent que l’on soustrait le nombre négatif −4 : le premier signe − indique une soustraction, tandis que le second appartient au nombre. On les conserve pour ne pas écrire deux signes d’opération côte à côte.
Au début d’un calcul, les parenthèses qui entourent seulement un nombre négatif peuvent être supprimées : (−8) + 3 s’écrit aussi −8 + 3. Le signe − reste attaché au nombre. Il ne faut donc pas confondre supprimer les parenthèses et supprimer le signe du nombre.
Les parenthèses peuvent aussi délimiter un groupe sur lequel porte une opération. Le calcul de ce groupe est prioritaire. Dans 6 × (9 − 2), la multiplication porte sur toute la différence. Sans les parenthèses, dans 6 × 9 − 2, la multiplication serait effectuée avant la soustraction : le sens aurait changé.
Lorsqu’on soustrait une somme ou une différence, les parenthèses sont indispensables si l’on conserve les signes à l’intérieur : 12 − (5 + 3) ne s’écrit pas 12 − 5 + 3. En revanche, après un signe +, les parenthèses entourant une somme ou une différence peuvent être supprimées : 12 + (5 − 3) = 12 + 5 − 3.
Pour justifier une réponse, indique ce que les parenthèses délimitent, puis ce qui se passerait sans elles : deux signes se retrouveraient côte à côte, l’opération ne porterait plus sur le même groupe, ou l’ordre des calculs changerait. Si rien ne change, elles peuvent être supprimées. Des parenthèses indispensables dans l’écriture de départ peuvent disparaître après une transformation correcte ou après le calcul du groupe.
Des exemples
Dans 23 − (-14), peut-on simplement supprimer les parenthèses ? Justifie, puis calcule.
Non : les parenthèses délimitent le nombre négatif -14, qui est soustrait à 23. Les enlever directement placerait les deux signes − côte à côte. On les conserve dans cette écriture. Le résultat de la soustraction est 37.
Dans (-19) + 8, les parenthèses sont-elles indispensables ? Justifie, puis calcule.
Non : elles entourent seulement le nombre négatif -19, placé au début du calcul. On peut écrire -19 + 8, en conservant bien le signe du nombre négatif. Le sens ne change pas et le résultat est -11.
Dans 17 − (17 + 6), pourquoi faut-il conserver les parenthèses si l’on ne change aucun signe ? Calcule seulement la somme entre parenthèses.
La soustraction porte sur toute la somme 17 + 6, qui vaut 23. Sans les parenthèses, le terme 6 serait ajouté après la soustraction au lieu de faire partie du groupe soustrait. Les parenthèses sont donc indispensables dans cette écriture.
Dans 26 + (26 + 11), peut-on supprimer les parenthèses ? Justifie et calcule seulement la somme entre parenthèses.
Oui : le groupe est une somme précédée du signe +. On peut écrire 26 + 26 + 11 sans changer le sens du calcul. Les parenthèses ne sont donc pas indispensables. La somme qui était entre parenthèses vaut 37.
À retenir
- Repère ce que les parenthèses entourent : un nombre négatif ou un groupe de calculs.
- Conserve les parenthèses qui séparent un signe d’opération du signe d’un nombre négatif.
- Un nombre négatif placé au début du calcul n’a pas besoin de parenthèses.
- Conserve les parenthèses si leur suppression change le groupe concerné ou l’ordre des calculs.
- Après un signe +, les parenthèses entourant une somme ou une différence peuvent être supprimées.
- Justifie toujours par le sens de l’écriture, pas seulement par le résultat obtenu.
Les mots de la leçon
parenthèsessigneopérationexpressiongroupementpriorité
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeDans 14 − (6 + 3), les parenthèses indiquent que l’on retire toute la somme : les enlever sans rien changer d’autre modifierait le calcul. Dans 8 + (−5), elles délimitent le nombre négatif et évitent de juxtaposer deux signes. En revanche, dans (8 + 5) − 3, elles peuvent disparaître sans changer le sens.
Dans 18 − (7 + 4), peut-on supprimer les parenthèses sans modifier les autres signes ? Justifie, puis propose une écriture équivalente sans parenthèses, sans effectuer le calcul.
- Repère ce qui est soustrait : c’est toute la somme 7 + 4.Le signe moins placé devant les parenthèses concerne le groupe entier.
- Garde les parenthèses si tu conserves tous les signes de départ.Écrire 18 − 7 + 4 ferait ajouter 4, alors que cette quantité appartient au groupe à retirer.
- Pour écrire le même calcul sans parenthèses, écris 18 − 7 − 4.Retirer la somme de deux quantités revient à retirer chacune de ces quantités.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Repérer les parenthèses nécessaires pour délimiter un nombre négatif ou un groupe soumis à une opération, et justifier leur maintien ou leur suppression par l’analyse du sens de l’écriture.
- Au programme
- 5e · BO n°10 du 5 mars 2026, arrêté du 18 février 2026, MENE2602912A (cycle 4, français ET mathématiques) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers