Aller au contenu
?Ma classe

Mathématiques · 4e · environ 25 min

Utiliser une simulation numérique ou géométrique guidée

Je m'entraîne

Un simulateur place des points dans un rectangle : zone verte signifie « succès » et zone blanche signifie « échec ». Lance une première série, puis une autre, en conservant cette règle. Le tableau affiche 9 points verts pour la première série et 14 points verts pour la suivante. Combien de succès as-tu obtenus au total ?

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dessine un rectangle partagé en une zone verte et une zone blanche. Écris « succès » dans la zone verte et « échec » dans la zone blanche. Pour chaque point placé par le simulateur, regarde sa position, puis inscris le résultat correspondant dans un tableau. Fixe aussi une règle pour les points placés sur la séparation.

Cette représentation convient à une simulation par positions. Pour relier les aires aux chances de réussite, les points doivent être répartis uniformément dans le rectangle.

Les pièges

  • Compter les nombres affichés sans vérifier les issues qu'ils représentent.

    Reviens à la correspondance, puis traduis chaque sortie en résultat de l'expérience avant de compter.

  • Confondre le pourcentage de succès avec le nombre de succès.

    Repère le nombre total d'essais. Pour retrouver l'effectif, applique le pourcentage à ce total.

  • Croire que les résultats précédents imposent le prochain résultat.

    Ta série renseigne sur ce qui s'est passé. Pour parler du prochain tirage, garde les possibilités prévues par la règle de départ.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Une simulation permet d’imiter une expérience aléatoire avec un ordinateur, une calculatrice ou une figure géométrique. On l’utilise pour répéter rapidement l’expérience et observer les résultats obtenus.

Le cours

  1. Pour construire une simulation, on commence par préciser l’expérience et ses issues possibles. On choisit ensuite ce que représentera chaque nombre ou chaque position produit au hasard. Cette correspondance doit respecter les chances des différentes issues : on ne peut pas attribuer automatiquement les mêmes chances à toutes les issues.

  2. Par exemple, pour simuler le tirage d’une boule dans un sac contenant 3 boules rouges et 7 boules bleues, on peut faire choisir au hasard un entier de 1 à 10, chaque entier ayant la même chance d’être choisi. On associe les nombres de 1 à 3 à « rouge » et ceux de 4 à 10 à « bleu ». Pour simuler des tirages avec remise, on conserve ce même réglage à chaque répétition.

  3. Une simulation peut aussi être géométrique : on peut faire tourner une roue ou placer un point au hasard dans une surface. Si les positions sont choisies uniformément, les chances d’atteindre une zone dépendent de sa taille : de son angle pour une roue, de son aire pour une surface. Des zones de même taille ont alors les mêmes chances d’être atteintes.

  4. Pour exécuter une simulation guidée, on suit les consignes : régler le générateur ou la figure, fixer le nombre de répétitions, lancer la simulation, puis relever les résultats. Chaque nombre ou position obtenu doit être traduit en une issue grâce à la correspondance choisie. On compte ensuite les apparitions de chaque issue : ce sont leurs effectifs.

  5. Pour interpréter les résultats, on calcule la fréquence d’une issue : fréquence = effectif de cette issue ÷ nombre total de répétitions. Cette fréquence peut varier d’une simulation à l’autre. Quand le nombre de répétitions devient grand, elle tend à se stabiliser autour de la probabilité de l’issue, sans être nécessairement égale à celle-ci. Une simulation aide donc à estimer une probabilité, mais ne la démontre pas.

Des exemples

  • Une roue virtuelle comporte 23 secteurs de même angle. Parmi eux, 9 sont verts et les autres sont orange. Le simulateur fournit le secteur désigné par la flèche. Combien de secteurs faut-il associer à l’issue « orange » ?

    On associe chaque secteur à sa couleur. Le nombre de secteurs orange est égal au nombre total de secteurs moins le nombre de secteurs verts : 23 − 9 = 14. Comme les secteurs ont le même angle, chacun a la même chance d’être désigné.

  • Un programme simule des tirages avec remise. Il exécute 37 séries de 24 tirages, sans changer les règles de correspondance entre les nombres produits et les couleurs. Combien de tirages sont simulés au total ?

    Chaque série contient 24 tirages et le programme exécute 37 séries. Il simule donc 37 × 24 = 888 tirages. Pour analyser l’ensemble des résultats, on rassemble les effectifs obtenus dans toutes les séries.

  • Après 450 répétitions d’une expérience simulée, la fréquence de l’issue « succès » est de 38 %. Combien de succès ont été observés et que permet de conclure ce résultat ?

    L’effectif des succès est égal à 38 % de 450, soit 171 succès. La fréquence observée permet d’estimer la probabilité d’un succès à environ 38 %. Elle ne garantit pas que la prochaine simulation donnera exactement la même fréquence.

À retenir

  • Associer chaque nombre ou position produit à une issue de l’expérience.
  • Vérifier que la correspondance respecte les chances des différentes issues.
  • Suivre les réglages indiqués et relever les effectifs après la simulation.
  • Fréquence = effectif de l’issue ÷ nombre total de répétitions.
  • Les résultats peuvent changer d’une simulation à l’autre.
  • Une simulation estime une probabilité ; elle ne la démontre pas.

Les mots de la leçon

Simulation
Procédé qui imite une expérience, notamment en produisant des nombres ou des positions au hasard.
Issue
Résultat possible d’une expérience aléatoire.
Équiprobable
Se dit d’issues qui ont la même probabilité de se produire.
Effectif d’une issue
Nombre de fois où cette issue apparaît au cours des répétitions.
Fréquence d’une issue
Quotient de l’effectif de cette issue par le nombre total de répétitions.
Probabilité d’une issue
Nombre compris entre 0 et 1 qui mesure les chances que cette issue se produise.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardePour simuler un tirage, tu peux demander à un outil de produire au hasard un chiffre : un chiffre pair représente un succès et un chiffre impair représente un échec. Tu répètes les tirages, tu comptes les succès et tu observes leur fréquence : elle décrit cette série, sans annoncer avec certitude le prochain résultat.

Un simulateur produit au hasard des chiffres de 0 à 9, tous avec la même chance d'apparaître. La règle est : chiffre pair → succès ; chiffre impair → échec. Il affiche successivement 8, 3, 6, 1, 4. Traduis cette série en succès et en échecs. Peut-on garantir que le tirage suivant sera un succès ?

  1. Repère la correspondance : les chiffres pairs représentent les succès, les chiffres impairs représentent les échecs.Un nombre affiché par le simulateur doit être traduit avec la règle choisie pour l'expérience.
  2. Lis les sorties dans l'ordre : succès, échec, succès, échec, succès.Tu appliques la même règle à chaque chiffre, sans la changer pendant la série.
  3. Le prochain résultat n'est pas garanti : un succès comme un échec reste possible.Ici, chaque nouveau chiffre est tiré indépendamment des précédents. La série observée ne commande pas le tirage suivant.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Associer les nombres ou les positions produits par une simulation aux issues d’une expérience, exécuter la simulation et interpréter ses résultats.
Au programme
4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 25 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers