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Mathématiques · 4e · environ 20 min

Vérifier une affirmation fondée sur des données

Je m'entraîne

Source fictive : registre des prêts du CDI, relevé le même vendredi. Tableau, en prêts : romans, 34 ; bandes dessinées, 27. Une affiche affirme : « Le total de ces catégories dépasse le nombre de romans empruntés. » Calcule le total des prêts indiqués, puis vérifie cette affirmation.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Sur un graphique, repère le titre, les noms des axes, les unités et les graduations. Observe si l’axe commence à zéro et si des graduations sont sautées. Note ensuite les valeurs au bout des barres : pour comparer les quantités, utilise ces valeurs plutôt que la hauteur visible des barres.

Si les graduations, les unités ou les valeurs sont illisibles, tu ne peux pas conclure précisément. Un axe qui ne commence pas à zéro n’est pas forcément faux, mais il peut amplifier visuellement un écart.

Les pièges

  • Comparer seulement la hauteur visible des barres.

    Tu as utilisé l’apparence du graphique. Reviens aux graduations, relève les valeurs et compare-les par un calcul.

  • Faire confiance à une affirmation parce qu’elle accompagne un tableau.

    Ton calcul peut être juste sans vérifier toute l’affirmation. Cherche la source, la période, le groupe étudié et les unités avant de conclure.

  • Présenter un jugement comme une conclusion chiffrée.

    Sépare ce que tu peux mesurer de ce qui exprime un avis. Tu peux confirmer une hausse sans confirmer que la situation est meilleure.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Un tableau ou un graphique peut servir à appuyer une affirmation, mais il faut vérifier que les données disent bien ce qui est annoncé. Cette vérification est utile pour comprendre un article, une publicité, un sondage ou un résultat d’enquête.

Le cours

  1. Commence par repérer précisément l’affirmation à vérifier : de quelle quantité, de quel groupe et de quelle période parle-t-elle ? Examine ensuite la source des données : qui les a recueillies ou publiées, à quelle date et dans quelles conditions ? Une source identifiable permet de mieux contrôler l’information, mais ne garantit pas à elle seule que la conclusion est correcte.

  2. Lis le titre, les intitulés des lignes et des colonnes, la légende et les unités. Sur un graphique, vérifie aussi les graduations : quelle quantité représente chaque intervalle ? L’axe commence-t-il à zéro ? Une échelle resserrée ou un axe coupé peut donner l’impression qu’un écart est très important. Compare les valeurs, pas seulement l’apparence du graphique.

  3. Relève les données utiles, puis effectue le calcul nécessaire : différence pour mesurer un écart, multiplication pour lire une échelle ou calcul de pourcentage pour déterminer une part. Vérifie que les données comparées concernent des groupes et des périodes comparables, avec les mêmes unités. Conclus clairement : l’affirmation est confirmée, contredite, ou les informations fournies ne permettent pas de trancher.

  4. Distingue un constat objectif d’un jugement subjectif. « La fréquentation a augmenté » peut être vérifié avec des données adaptées ; « ce lieu est plus agréable » exprime une appréciation. Un pourcentage de satisfaction décrit les réponses des personnes interrogées, mais ne prouve pas qu’un lieu plaira à tout le monde. De même, des résultats obtenus dans un groupe ne décrivent pas forcément toute la population.

Des exemples

  • Dans cet exemple fictif, un tableau publié par une médiathèque indique 527 entrées pendant la semaine précédente et 683 entrées pendant la semaine étudiée. Les durées d’ouverture sont identiques. Une annonce affirme : « La fréquentation a augmenté. » Vérifie cette affirmation.

    On compare le même indicateur, exprimé en entrées, sur des périodes de même durée. On calcule la différence : 683 − 527 = 156. La médiathèque a enregistré 156 entrées supplémentaires : l’affirmation est confirmée pour les semaines étudiées. Cela ne suffit pas à expliquer la cause de cette hausse.

  • Dans cet exemple fictif, un graphique du club de théâtre représente les inscriptions. L’axe des effectifs commence à l’origine et chaque intervalle entre graduations représente 12 inscrits. La barre atteint le haut du 7e intervalle. Un lecteur affirme : « Il y a 7 inscrits. » Vérifie sa lecture.

    Le lecteur a confondu le nombre d’intervalles avec le nombre d’inscrits. Chaque intervalle représente 12 inscrits : il faut calculer 7 × 12 = 84. Le graphique indique donc 84 inscrits. L’affirmation est contredite par l’échelle du graphique.

  • Dans cet exemple fictif, une enquête menée par un collège auprès de 260 élèves indique que 35 % d’entre eux préfèrent l’atelier photo aux autres ateliers proposés. Une affiche en conclut : « L’atelier photo est le meilleur. » Que permettent réellement d’affirmer les données ?

    On calcule 35 % de 260, soit 91. Parmi les élèves interrogés, 91 ont donc déclaré préférer l’atelier photo. Dire que cet atelier est « le meilleur » reste un jugement subjectif : le résultat de l’enquête ne fait pas de cette préférence une vérité valable pour tout le monde.

À retenir

  • Repérer la source, la date et le groupe concerné.
  • Lire les titres, les unités, la légende et les graduations.
  • Contrôler une affirmation avec les valeurs et les calculs, pas avec l’impression visuelle.
  • Conclure : affirmation confirmée, contredite ou impossible à vérifier avec les données fournies.
  • Distinguer un constat chiffré d’un jugement subjectif.
  • Ne pas étendre une conclusion au-delà du groupe et de la période étudiés.

Les mots de la leçon

Source
Origine d’une information ou des données utilisées : organisme, enquête, publication ou document.
Échelle
Correspondance entre les distances sur un graphique et les quantités représentées.
Objectif
Qui repose sur des faits vérifiables et ne dépend pas d’une préférence personnelle.
Subjectif
Qui dépend d’un avis, d’un goût ou d’une appréciation personnelle.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeUne barre peut sembler beaucoup plus haute qu’une autre simplement parce que l’axe du graphique ne commence pas à zéro. Pour vérifier une affirmation, lis les valeurs, la source, les unités et l’échelle : « la fréquentation a augmenté » peut être vérifié avec des données, mais « cet endroit est plus agréable » reste un jugement.

Un tableau fictif du registre d’une bibliothèque indique 41 prêts le mardi et 58 prêts le mercredi de la même semaine. Une affiche annonce : « Le nombre de prêts a plus que doublé mercredi : c’est donc une journée plus réussie ! » Vérifie cette annonce.

  1. Repère la source et ce qui est compté : le registre de la bibliothèque donne des nombres de prêts, pour des journées de la même semaine.On compare ainsi la même grandeur sur des durées comparables. La source est identifiable, même si cela ne garantit pas à lui seul l’absence d’erreur.
  2. Pour tester « plus que doublé », compare 58 à 41 + 41. La valeur du mercredi est inférieure à cette somme.Une hausse ne signifie pas forcément un doublement. Ici, l’affirmation chiffrée est fausse.
  3. Sépare le constat « davantage de prêts mercredi » du jugement « une journée plus réussie ».Le registre permet de comparer les prêts, mais il ne définit pas ce qu’est une journée réussie.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Contrôler une affirmation à l’aide du tableau ou du graphique fourni, vérifier la source, les unités et l’échelle, puis distinguer constat chiffré et jugement subjectif.
Au programme
4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers