Aller au contenu
?Ma classe

Mathématiques · 4e · environ 25 min

Relier fréquence expérimentale et probabilité théorique

Je m'entraîne

Dans une simulation, la fréquence de l’événement étudié est 18/40. Pour l’exprimer en pourcentage, multiplie cette fréquence par 100. Quel pourcentage obtiens-tu ?

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Sur un graphique, place le nombre total d’essais sur l’axe horizontal et la fréquence sur l’axe vertical. Trace une ligne horizontale à la hauteur de la probabilité théorique. Place les fréquences observées, puis regarde leur distance verticale à cette ligne : les points peuvent passer au-dessus et au-dessous, et même s’éloigner temporairement.

Un graphique montre les résultats d’une expérience particulière. Il ne prouve pas que le prochain point sera plus proche de la ligne.

Les pièges

  • Confondre la fréquence observée et la probabilité théorique.

    Repère d’abord ce qui est prévu par le modèle, puis ce qui a été compté pendant l’expérience.

  • Croire que chaque nouvelle fréquence doit être plus proche de la probabilité.

    Compare les distances au repère : une fréquence peut s’en éloigner temporairement, même quand le nombre d’essais augmente.

  • Attendre un résultat qui compense obligatoirement les précédents.

    Pour des essais indépendants, la probabilité du prochain résultat ne change pas à cause des résultats précédents.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Quand on répète une expérience aléatoire, on peut comparer les résultats observés à ce que prévoit la probabilité. Ce lien sert notamment à comprendre les résultats de lancers, de tirages ou de simulations sur ordinateur.

Le cours

  1. La probabilité d’un évènement est un nombre compris entre 0 et 1 qui décrit ses chances de se produire dans un modèle donné. Elle ne se calcule pas à partir des résultats observés. Lorsque toutes les issues sont aussi probables, elle est égale au nombre d’issues favorables divisé par le nombre total d’issues possibles.

  2. La fréquence expérimentale d’un évènement se calcule après avoir réalisé l’expérience : fréquence = nombre de réalisations de l’évènement ÷ nombre total de répétitions. Elle est comprise entre 0 et 1 et peut aussi s’exprimer en pourcentage. Elle peut changer d’une série d’expériences à une autre.

  3. Pour comparer une fréquence et une probabilité, on les exprime sous une même forme : fractions, nombres décimaux ou pourcentages. L’écart entre elles est la différence entre la plus grande et la plus petite des deux valeurs. Plus cet écart est faible, plus la fréquence est proche de la probabilité.

  4. Lorsqu’on répète un grand nombre de fois une expérience dans les mêmes conditions et de façon indépendante, la fréquence d’un évènement tend à se stabiliser autour de sa probabilité. « De façon indépendante » signifie ici que le résultat d’une répétition ne modifie pas les chances des résultats suivants.

  5. Cette stabilisation n’est pas un rapprochement régulier : la fréquence peut se rapprocher de la probabilité, puis s’en éloigner temporairement, avant de s’en rapprocher à nouveau. Même après de nombreuses répétitions, elle n’est pas obligatoirement égale à la probabilité. On ne peut donc pas garantir un résultat exact pour une série donnée.

Des exemples

  • On lance une même pièce équilibrée et on étudie l’évènement « obtenir pile », de probabilité 1/2. Après 70 lancers, on a obtenu pile 39 fois. Comparons la fréquence observée à la probabilité.

    La fréquence observée est 39/70. Sa comparaison avec 1/2 donne : >. La fréquence est donc supérieure à la probabilité. Cela ne suffit pas à remettre en cause le modèle de la pièce équilibrée : les résultats varient au hasard.

  • La même série de lancers se poursuit : on compte maintenant 176 résultats pile sur un total de 350 lancers. La probabilité d’obtenir pile reste 1/2. Comparons à nouveau la fréquence et la probabilité.

    La fréquence est maintenant de 176/350. Comparée à 1/2, elle donne : >. Elle reste supérieure à la probabilité, avec un écart plus faible que lors du relevé précédent. Sur cette partie de l’expérience, la fréquence s’est donc rapprochée de la probabilité.

  • On continue encore la même expérience. Après 1400 lancers au total, on a obtenu pile 718 fois. Comparons cette nouvelle fréquence à la probabilité 1/2.

    La nouvelle fréquence est 718/1400. Sa comparaison avec 1/2 donne : >. Elle reste supérieure à la probabilité. L’écart est plus grand que dans le relevé précédent, tout en restant plus faible que dans le premier relevé. Davantage de répétitions ne garantit donc pas que la fréquence se rapproche de la probabilité à chaque étape.

À retenir

  • La probabilité vient du modèle ; la fréquence vient des résultats observés.
  • Fréquence = nombre de réalisations de l’évènement ÷ nombre total de répétitions.
  • Pour comparer fréquence et probabilité, utilise une même forme d’écriture.
  • Avec beaucoup de répétitions indépendantes dans les mêmes conditions, la fréquence tend à se stabiliser autour de la probabilité.
  • La fréquence ne se rapproche pas forcément de la probabilité à chaque étape.
  • Une fréquence observée n’est pas nécessairement égale à la probabilité.

Les mots de la leçon

Expérience aléatoire
Expérience dont on connaît les résultats possibles, sans pouvoir prévoir avec certitude celui qui va se produire.
Évènement
Ensemble de résultats possibles d’une expérience aléatoire. Il se réalise lorsque le résultat obtenu appartient à cet ensemble.
Probabilité
Nombre compris entre 0 et 1 qui décrit les chances qu’un évènement se réalise dans un modèle donné.
Fréquence expérimentale
Quotient du nombre de réalisations d’un évènement par le nombre total de répétitions de l’expérience.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardePour une pièce équilibrée, la probabilité d’obtenir pile est un demi. Les fréquences observées après des nombres croissants de lancers peuvent être 0,60, puis 0,48, puis 0,51 : elles passent parfois d’un côté à l’autre de la probabilité. Avec beaucoup de répétitions indépendantes dans les mêmes conditions, elles tendent à se stabiliser autour de cette probabilité, sans s’en rapprocher à chaque étape.

Une simulation de lancers d’une pièce équilibrée donne les fréquences de pile suivantes : 0,60 après 20 lancers, 0,48 après 100 lancers et 0,51 après 1 000 lancers. Compare ces fréquences à la probabilité de pile et explique ce que cette simulation montre.

  1. Prends comme repère la probabilité théorique : pour une pièce équilibrée, pile et face ont la même probabilité.Ce repère dépend du modèle de la pièce, pas des résultats obtenus pendant la simulation.
  2. Compare chaque fréquence au repère : la première est au-dessus, la suivante au-dessous, puis la dernière au-dessus.Une fréquence expérimentale peut être supérieure ou inférieure à la probabilité théorique.
  3. Observe que les fréquences présentées sont de plus en plus proches du repère.Cette série illustre la stabilisation attendue lorsque le nombre de répétitions augmente.
  4. Ajoute que cette amélioration à chaque étape n’est pas une obligation.Dans une autre simulation, une fréquence pourrait s’éloigner temporairement du repère, même après davantage de lancers.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Comparer les fréquences d’un évènement obtenues pour des nombres croissants de répétitions à sa probabilité, puis expliquer leur tendance à se stabiliser autour de celle-ci sans convergence nécessairement monotone.
Au programme
4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 25 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers