Mathématiques · 4e · environ 15 min
Traduire une règle générale par une égalité littérale
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dessine un rectangle de hauteur k. Partage sa largeur en deux morceaux, notés a et b. L'aire du grand rectangle s'écrit k(a + b). Les aires des morceaux s'écrivent ka et kb. Comme les morceaux recouvrent exactement le grand rectangle, k(a + b) = ka + kb.
Le dessin représente directement des longueurs positives. L'égalité de distributivité reste vraie pour tous les nombres, y compris les nombres négatifs, même si ce dessin ne les représente pas.
Prépare plusieurs lots identiques avec des jetons de deux couleurs. Note k le nombre de lots, a le nombre de jetons rouges par lot et b le nombre de jetons bleus par lot. Compte d'abord par lots : k(a + b). Déplace ensuite les jetons pour réunir tous les rouges, puis tous les bleus : ka + kb. Tu n'as ajouté ni retiré de jeton, donc les quantités sont égales.
Les jetons illustrent des nombres entiers positifs. Ils aident à comprendre la règle, mais ne suffisent pas à représenter tous les nombres possibles.
Dans la phrase, repère les nombres qui peuvent changer. Donne une lettre à chacun et garde la même lettre chaque fois que le même nombre revient. Traduis ensuite chaque façon de calculer, puis relie les expressions par le signe égal. Par exemple, « changer l'ordre des termes ne change pas une somme » devient u + v = v + u.
Une égalité générale doit rester vraie pour tous les nombres autorisés. Un essai numérique peut révéler une erreur, mais un essai réussi ne prouve pas à lui seul une règle générale.
Les pièges
Écrire k(a + b) = ka + b.
Tu as bien multiplié a par k. Fais maintenant la même chose pour b : k multiplie toute la somme.
Donner seulement une égalité avec des nombres pour traduire une règle générale.
Ton exemple peut servir de contrôle. Pour écrire la règle générale, remplace les nombres qui peuvent varier par des lettres.
Utiliser des lettres différentes pour un même nombre au cours de la traduction.
Attribue un rôle à chaque lettre, puis garde ce rôle dans toute l'égalité. Si k est le multiplicateur au départ, il reste le même dans chaque produit.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Une égalité littérale permet d’écrire avec des lettres une règle valable pour tous les nombres concernés. On s’en sert pour exprimer une propriété de calcul ou expliquer pourquoi des expressions donnent toujours le même résultat.
Le cours
Pour traduire une règle générale, on remplace les nombres quelconques par des lettres, par exemple a, b et k. Une même lettre représente le même nombre dans toute l’égalité. Des lettres différentes peuvent représenter des nombres différents, mais aussi prendre la même valeur.
On repère les opérations décrites par la règle, puis on écrit les expressions correspondantes de chaque côté du signe =. Par exemple, « changer l’ordre des termes d’une somme ne change pas cette somme » se traduit par a + b = b + a. Cette égalité est valable pour tous les nombres a et b.
La distributivité traduit la règle suivante : multiplier une somme par un nombre revient à multiplier chaque terme de la somme par ce nombre, puis à additionner les produits. Pour tous les nombres k, a et b, on écrit : k × (a + b) = k × a + k × b, ou, plus simplement, k(a + b) = ka + kb.
Les parenthèses sont essentielles : dans k(a + b), le facteur k multiplie toute la somme a + b. Il faut donc retrouver k dans chacun des produits ka et kb. La distributivité s’applique aussi à une différence : k(a − b) = ka − kb.
Pour contrôler la traduction, on relit chaque expression en suivant l’ordre des opérations et on vérifie qu’elle correspond bien à la règle annoncée. Remplacer les lettres par des nombres peut aider à repérer une erreur, mais un calcul particulier ne suffit pas à prouver qu’une égalité est vraie pour tous les nombres.
Des exemples
Traduis la règle : « Changer l’ordre des termes d’une somme ne change pas le résultat. » Illustre-la avec 34 et 57.
On note a et b les nombres quelconques. La règle s’écrit a + b = b + a. Avec les valeurs proposées, 34 + 57 = 57 + 34 = 91. Le calcul illustre la règle ; l’égalité avec les lettres l’exprime dans le cas général.
Traduis la règle : « Pour multiplier une somme par un nombre, on multiplie chaque terme par ce nombre, puis on additionne les produits. » Illustre-la avec le facteur 13 et la somme 28 + 28.
On appelle k le facteur, et a et b les termes d’une somme quelconque. La règle s’écrit k(a + b) = ka + kb. Dans l’illustration proposée, les termes de la somme ont la même valeur : 13 × (28 + 28) = 13 × 28 + 13 × 28. Chaque produit du membre de droite vaut 364 ; le membre de droite vaut donc 364 + 364.
À retenir
- Les lettres représentent les nombres quelconques de la règle.
- Une même lettre garde la même valeur dans toute l’égalité.
- Le signe = affirme que les expressions ont la même valeur.
- Distributivité : k(a + b) = ka + kb.
- Avec une différence : k(a − b) = ka − kb.
- Un exemple numérique illustre une règle, mais ne prouve pas qu’elle est toujours vraie.
Les mots de la leçon
- Égalité littérale
- Égalité contenant des lettres qui représentent des nombres.
- Distributivité
- Propriété permettant de multiplier une somme ou une différence par un nombre en multipliant chacun de ses termes par ce nombre.
- Membre d’une égalité
- Expression située à gauche ou à droite du signe =.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeSi un lot contient a objets rouges et b objets bleus, alors k lots contiennent k(a + b) objets. En comptant séparément les rouges et les bleus, on obtient aussi ka + kb : ainsi, k(a + b) = ka + kb, quels que soient les nombres choisis.
Traduis par une égalité : « Multiplier une somme par un nombre revient à multiplier chaque terme de la somme par ce nombre, puis à additionner les produits. »
- On appelle a et b les termes de la somme, et k le nombre qui multiplie cette somme.Les lettres représentent des nombres quelconques : la règle ne concerne pas seulement un exemple.
- On écrit k(a + b) pour multiplier la somme par k.Les parenthèses indiquent que k multiplie toute la somme.
- On écrit ka + kb pour additionner les produits obtenus.Chaque terme de la somme est multiplié par le même nombre k.
- On relie les expressions : k(a + b) = ka + kb.Les deux expressions traduisent deux façons de calculer la même quantité. C'est la distributivité.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Associer des lettres aux nombres quelconques d’une règle et écrire l’égalité qui la traduit, notamment k(a + b) = ka + kb pour la distributivité.
- Au programme
- 4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers