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Mathématiques · 3e · environ 30 min

Simuler des répétitions indépendantes

Je m'entraîne

Un programme réalise 18 séries de 35 lancers. Chaque lancer utilise un nouveau tirage aléatoire. Combien d’appels au générateur aléatoire faut-il effectuer au total ?

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dessine les branches « pile » et « face » d’un premier lancer. Au bout de chacune, dessine à nouveau les branches « pile » et « face », avec les mêmes probabilités. Tu peux continuer après une longue suite de « pile » : les branches du prochain lancer restent identiques. Le chemin déjà parcouru ne change pas les possibilités suivantes.

Ce dessin convient si la pièce et les conditions du lancer restent les mêmes et si les lancers sont modélisés comme indépendants.

Les pièges

  • Placer le tirage aléatoire avant la boucle, puis réutiliser sa valeur à chaque tour.

    Repère la ligne qui produit le hasard et déplace-la dans la boucle. Elle doit être exécutée à chaque répétition.

  • Penser qu’un résultat devient obligatoire parce qu’il n’est pas apparu depuis longtemps.

    Demande-toi si le mécanisme du prochain tirage a changé. Si rien n’a changé et que les tirages sont indépendants, les probabilités restent identiques.

  • Prendre la fréquence observée pour une probabilité imposée aux prochaines répétitions.

    Sépare ce que tu as observé de ce que le programme prévoit à chaque tirage. Relance la simulation et compare les séries sans modifier les probabilités.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Une simulation permet de reproduire une expérience aléatoire avec un tableur ou un programme pour observer de nombreux résultats. On l’utilise notamment pour étudier les fréquences obtenues quand on répète une expérience dans les mêmes conditions.

Le cours

  1. Des expériences aléatoires sont indépendantes lorsque le résultat de l’une ne modifie pas les probabilités des autres. Par exemple, les lancers successifs d’un dé équilibré sont indépendants : même après plusieurs résultats identiques, chaque face conserve la même probabilité de sortir au lancer suivant. Pour des tirages dans un sac, remettre l’objet tiré et mélanger permet de retrouver les mêmes conditions à chaque répétition.

  2. Pour construire une simulation, on choisit d’abord comment représenter les issues de l’expérience. Par exemple, pour simuler un succès de probabilité 3/10, on peut tirer au hasard un entier de 1 à 10 : les nombres 1, 2 et 3 représentent un succès, les autres un échec. Il faut effectuer un nouveau tirage aléatoire à chaque répétition, sans utiliser le résultat précédent pour décider du suivant.

  3. Au tableur, on peut écrire =ALEA.ENTRE.BORNES(1;10) dans la cellule A2, puis recopier cette formule jusqu’à A601 pour obtenir 600 tirages. Dans B2, on écrit =SI(A2<=3;1;0), puis on recopie jusqu’à B601 : 1 indique un succès et 0 un échec. La formule =SOMME(B2:B601) donne le nombre de succès. Chaque cellule de la colonne A doit contenir sa propre formule de tirage, et non une référence à un unique tirage commun. Un recalcul du tableur peut renouveler toute la simulation.

  4. Dans un programme, place l’instruction de tirage à l’intérieur de la boucle pour qu’elle soit exécutée à chaque répétition. En Python, cela donne par exemple : import random nombre_repetitions = 600 succes = 0 for repetition in range(nombre_repetitions): tirage = random.randint(1, 10) if tirage <= 3: succes = succes + 1 frequence = succes / nombre_repetitions Si le tirage était effectué avant la boucle et simplement réutilisé, le programme ne simulerait pas de nouvelles expériences indépendantes.

  5. La fréquence d’un événement se calcule en divisant son nombre d’apparitions par le nombre total de répétitions. Elle peut varier d’une simulation à l’autre et n’est pas forcément égale à la probabilité. Avec un grand nombre de répétitions indépendantes, elle tend à se stabiliser autour de cette probabilité. Une série de succès ou d’échecs ne rend cependant pas le résultat contraire plus probable au prochain tirage : le hasard n’a pas à compenser les résultats précédents.

Des exemples

  • Un programme simule des répétitions indépendantes d’une expérience. À chaque répétition, la probabilité de succès est 3/8. Après une série d’échecs, quelle est la probabilité de succès au prochain tirage ? Exprime-la en pourcentage en multipliant par 100.

    La série d’échecs ne change pas les conditions du prochain tirage. La probabilité de succès reste donc 3/8. Pour l’exprimer en pourcentage, on calcule 3/8 × 100 = 75/2. La probabilité du prochain succès est donc de 75/2 % : elle n’a pas augmenté pour compenser les échecs.

  • Après une simulation utilisant un nouveau tirage à chaque répétition, la fréquence des succès est 83/250. Exprime cette fréquence en pourcentage en la multipliant par 100. Une nouvelle simulation doit-elle donner exactement la même fréquence ?

    On calcule 83/250 × 100 = 166/5 : la fréquence observée est donc de 166/5 %. Une nouvelle simulation peut donner une autre fréquence, car les résultats sont aléatoires. Cette variation ne signifie pas que la probabilité de succès a changé.

À retenir

  • Des répétitions indépendantes conservent les mêmes probabilités, quels que soient les résultats précédents.
  • Chaque répétition doit utiliser un nouveau tirage aléatoire.
  • Au tableur, recopier la formule de tirage ; dans un programme, placer le tirage dans la boucle.
  • Fréquence = nombre d’apparitions de l’événement ÷ nombre total de répétitions.
  • Une fréquence observée peut différer de la probabilité.
  • Une série de résultats ne doit pas être compensée par les tirages suivants.

Les mots de la leçon

Simulation
Reproduction d’une expérience aléatoire à l’aide d’un outil, comme un tableur ou un programme.
Expériences indépendantes
Expériences pour lesquelles connaître les résultats précédents ne modifie pas les probabilités des résultats suivants.
Probabilité
Nombre compris entre 0 et 1 qui mesure la chance qu’un événement se produise dans les conditions de l’expérience.
Fréquence
Quotient du nombre d’apparitions d’un événement par le nombre total de répétitions observées.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeSi tu simules plusieurs lancers d’une pièce, le programme doit effectuer un nouveau tirage aléatoire à chaque lancer. Même après une longue série de « pile », le prochain tirage garde les mêmes probabilités : le programme ne cherche ni à prolonger ni à compenser la série.

Avec Python, simule cent lancers indépendants d’une pièce équilibrée. Compte les résultats « pile », affiche leur fréquence et explique pourquoi les résultats précédents ne changent pas la probabilité du lancer suivant.

  1. Choisis le codage : zéro représente « face » et un représente « pile ».Le programme peut ainsi représenter chaque résultat par un entier.
  2. Écris ce programme : from random import randint n = 100 nombre_pile = 0 for repetition in range(n): tirage = randint(0, 1) if tirage == 1: nombre_pile = nombre_pile + 1 frequence = nombre_pile / n print(nombre_pile, frequence)L’appel à randint est placé dans la boucle : il est exécuté à nouveau à chaque répétition.
  3. Exécute le programme plusieurs fois et compare les fréquences affichées.Les résultats peuvent varier d’une exécution à l’autre. Une pièce équilibrée ne donne pas forcément autant de « pile » que de « face » dans une série.
  4. Justifie : « À chaque tour, le programme tire à nouveau entre les mêmes possibilités, avec les mêmes probabilités, sans utiliser les résultats précédents pour modifier le tirage. »C’est ce qui permet de modéliser des répétitions indépendantes. Une série passée ne rend aucun résultat plus probable au tour suivant.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Créer au tableur ou avec un programme une simulation utilisant un nouveau tirage aléatoire à chaque répétition, puis expliquer pourquoi aucun résultat précédent ne modifie les probabilités suivantes.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 30 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers