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Mathématiques · 3e · environ 15 min

Formaliser une propriété générale avec des lettres

Je m'entraîne

La propriété dit : « Changer l’ordre des termes d’une somme ne change pas cette somme. » Note les termes u et v, puis écris l’égalité générale. Explique ce que représentent les lettres. Applique ensuite cette propriété à 16 + 23, puis calcule.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Calcul mental

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dessine un rectangle de hauteur k et de largeur totale u + v. Trace une séparation verticale pour obtenir une partie de largeur u et une partie de largeur v. L’aire du grand rectangle s’écrit k(u + v). La somme des aires des deux parties s’écrit ku + kv. Comme le découpage ne change pas l’aire totale, tu obtiens k(u + v) = ku + kv.

Le dessin représente directement des longueurs positives. L’égalité littérale reste aussi vraie avec des nombres négatifs, mais le dessin de longueurs ne suffit pas à le montrer.

Les pièges

  • Écrire k(u + v) = ku + v.

    Les parenthèses regroupent toute la somme. Dessine une flèche de k vers u et une autre de k vers v, puis écris les deux produits.

  • Présenter un exemple numérique comme une preuve générale.

    Ton exemple permet de vérifier un cas. Pour expliquer la propriété générale, conserve les lettres et appuie-toi sur une règle de calcul valable pour tous les nombres autorisés.

  • Oublier une condition de validité.

    Vérifie les divisions et les mesures. Un diviseur doit être non nul ; une longueur de panneau doit être positive. Écris la condition à côté de l’égalité.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Une égalité littérale permet d’écrire en une seule ligne une propriété valable pour de nombreux nombres. On l’utilise pour exprimer une règle de calcul, justifier une transformation ou expliquer pourquoi un calcul fonctionne.

Le cours

  1. Pour traduire une propriété générale, on remplace les nombres dont on parle par des lettres, puis on relie les expressions obtenues par le signe =. Par exemple, « changer l’ordre des facteurs ne change pas leur produit » s’écrit a × b = b × a. Cette égalité est vraie pour tous les nombres a et b.

  2. Les lettres représentent des nombres quelconques parmi ceux autorisés par l’énoncé. Dans une même égalité, une lettre garde la même valeur à chaque apparition. Deux lettres différentes peuvent représenter des nombres différents ou égaux. Ici, les lettres servent à exprimer une règle générale : ce ne sont pas nécessairement des inconnues à trouver.

  3. Il faut respecter les opérations et les regroupements indiqués par les mots. Ainsi, « multiplier un nombre par une somme revient à multiplier ce nombre par chaque terme de la somme, puis à additionner les produits » se traduit par a(b + c) = ab + ac : c’est la distributivité. Les écritures ab et a(b + c) signifient respectivement a × b et a × (b + c). Les parenthèses indiquent que le facteur a multiplie toute la somme.

  4. Une propriété doit être accompagnée de ses conditions de validité lorsqu’il y en a. Par exemple, « le quotient d’un nombre par lui-même vaut un » s’écrit x/x = 1, à condition que x ≠ 0, car on ne peut pas diviser par zéro. Si les lettres représentent des longueurs, leurs valeurs doivent aussi respecter le contexte géométrique.

  5. Pour formaliser une propriété, repère les quantités, choisis les lettres qui les représentent, puis traduis chaque opération avant d’écrire l’égalité. Précise ensuite les valeurs autorisées. Remplacer les lettres par des nombres aide à vérifier la traduction, mais un exemple numérique ne prouve pas une propriété générale. Attention aussi à distinguer une propriété, vraie pour toutes les valeurs autorisées, d’une équation comme x + 3 = 8, qui n’est vraie que pour certaines valeurs de x.

Des exemples

  • Traduis avec des lettres : « Changer l’ordre des termes d’une addition ne change pas leur somme. » Illustre cette propriété avec 47 et 68.

    On note a et b les nombres additionnés. La propriété s’écrit a + b = b + a et elle est valable pour tous les nombres a et b. Avec les valeurs proposées, 47 + 68 = 68 + 47 = 115. Les lettres permettent d’exprimer la propriété sans la limiter à cet exemple.

  • Traduis avec des lettres : « Le produit d’un nombre par une somme est égal à la somme des produits de ce nombre par chaque terme. » Applique ensuite cette propriété à 23 × (46 + x).

    On appelle a le facteur et b et c les termes de la somme. La propriété générale s’écrit a(b + c) = ab + ac. Elle est valable pour tous les nombres a, b et c. Dans l’expression proposée, on obtient 23 × (46 + x) = 23 × 46 + 23x = 1058 + 23x, pour tout nombre x.

  • Traduis avec des lettres : « La somme de plusieurs fois un même nombre s’obtient en additionnant les multiplicateurs. » Utilise cette propriété pour réduire 37x + 58x en un seul terme.

    Si a et b sont les multiplicateurs et x le nombre commun, la propriété s’écrit ax + bx = (a + b)x. C’est la distributivité utilisée pour mettre x en facteur. Elle est valable pour tous les nombres a, b et x. Ainsi, 37x + 58x = (37 + 58)x = 95x. Le résultat est une expression littérale, pas seulement un nombre.

À retenir

  • Les lettres représentent des nombres et permettent d’exprimer une propriété générale.
  • Une même lettre garde la même valeur dans toute l’égalité.
  • Les opérations et les parenthèses doivent traduire exactement l’énoncé.
  • La distributivité s’écrit a(b + c) = ab + ac.
  • Une propriété est vraie pour toutes les valeurs autorisées : précise les conditions nécessaires.
  • Un exemple numérique illustre une propriété, mais ne suffit pas à la prouver.

Les mots de la leçon

Égalité littérale
Égalité contenant des lettres qui représentent des nombres.
Distributivité
Propriété qui permet de transformer un produit par une somme en une somme de produits : a(b + c) = ab + ac.
Condition de validité
Restriction à respecter pour qu’une expression soit définie ou qu’une égalité soit vraie, par exemple l’interdiction de diviser par zéro.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeDire « multiplier une somme par un nombre revient à multiplier chaque terme par ce nombre, puis à additionner » se traduit par k(u + v) = ku + kv. Les lettres représentent des nombres quelconques : l’égalité reste vraie quels que soient les nombres choisis.

Traduis cette propriété par une égalité : « La somme de deux multiples d’un même nombre est égale au produit de ce nombre par la somme des deux multiplicateurs. » Explique le rôle des lettres et les conditions de validité.

  1. Je note x le nombre commun, puis a et b les deux multiplicateurs.Chaque lettre a un rôle précis. La même lettre x représente le même nombre dans toute l’égalité.
  2. Les deux multiples s’écrivent ax et bx. Leur somme s’écrit ax + bx.L’écriture ax signifie a multiplié par x.
  3. Le produit du nombre commun par la somme des multiplicateurs s’écrit (a + b)x.Les parenthèses indiquent que toute la somme a + b est multipliée par x.
  4. J’écris la propriété : ax + bx = (a + b)x.Les deux expressions désignent le même nombre. C’est la distributivité utilisée pour regrouper les deux produits.
  5. Cette égalité est vraie pour tous les nombres a, b et x, sans condition particulière.Il n’y a ici ni division ni contrainte de mesure. Les nombres peuvent notamment être négatifs ou nuls.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Passer d’une propriété énoncée en langage courant à une égalité littérale, et expliquer le rôle des lettres ainsi que les éventuelles conditions de validité.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers