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Français · 4e · environ 15 min

Repérer une proposition subordonnée interrogative indirecte

Il aide de savoir :Relier une proposition subordonnée à sa proposition principale

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Dans « Je me demande si la piscine ferme à dix-huit heures », l’interrogation est trou à remplir : la question correspondante appelle une réponse par oui ou non.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Repère le verbe qui annonce une question, puis le mot qui introduit cette question. Place mentalement un crochet avant ce mot et un autre après le dernier mot de la question rapportée : « Sami ignore [où commence le sentier], mais il consulte la carte. » La suite « mais il consulte la carte » reste en dehors des crochets.

Un mot comme « où » ne suffit pas à reconnaître une interrogative indirecte : dans « le sentier où nous marchons », il apporte une précision sur « le sentier » et ne rapporte pas une question.

Les pièges

  • Oublier le mot qui introduit la subordonnée.

    Tu as repéré le contenu de la question. Ajoute aussi le mot qui l’introduit : il appartient à la subordonnée.

  • Décider qu’une proposition est interrogative indirecte uniquement parce qu’elle commence par « où ».

    Cherche ce que fait la proposition : rapporte-t-elle une question ou précise-t-elle un nom ? Le mot « où » ne suffit pas à lui seul.

  • Confondre interrogation totale et interrogation partielle.

    Retrouve la question de départ. Si oui ou non suffit, elle est totale. S’il faut donner une information précise, elle est partielle.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Repérer une proposition subordonnée interrogative indirecte permet de comprendre comment une question est intégrée dans une autre phrase. On l’utilise notamment pour rapporter une question ou exprimer ce que l’on cherche à savoir.

Le cours

  1. La proposition subordonnée interrogative indirecte exprime une question sans la poser directement. Elle dépend généralement d’un verbe comme « demander », « se demander », « savoir » ou « ignorer ». Dans « Je me demande où Léa habite », la proposition « où Léa habite » exprime ce que l’on cherche à savoir et complète le verbe « me demande ».

  2. Pour la délimiter, on repère le mot qui l’introduit, puis on relève toute la proposition qui exprime la question rapportée. Le mot introducteur fait partie de la subordonnée. Dans « Dis-moi [quand le spectacle commence] », la subordonnée commence à « quand » et se termine à « commence ».

  3. L’interrogation est totale lorsqu’elle porte sur l’ensemble d’un fait : la question directe correspondante appelle une réponse par « oui » ou par « non ». La subordonnée est alors introduite par « si » : « Il demande si le musée est ouvert » correspond à « Le musée est-il ouvert ? ». Attention : « si » peut aussi exprimer une condition. Dans « Si le musée est ouvert, nous entrerons », il n’introduit pas une question rapportée.

  4. L’interrogation est partielle lorsqu’elle porte sur une information précise : une personne, un lieu, un moment, une cause, une manière, une quantité… La subordonnée est introduite par un mot ou un groupe interrogatif comme « qui », « ce qui », « ce que », « où », « quand », « pourquoi », « comment », « combien de » ou « quel ». Ainsi, « Elle ignore pourquoi le train s’arrête » porte sur la cause de l’arrêt.

  5. L’interrogation indirecte n’utilise ni « est-ce que » ni l’inversion du pronom sujet : on écrit « Je me demande où il va », et non « Je me demande où va-t-il ». Elle ne demande pas, à elle seule, de point d’interrogation. La ponctuation dépend de la phrase entière : « Je me demande où il va. » mais « Sais-tu où il va ? ».

Des exemples

  • Nous voulons savoir [si la bibliothèque ouvre dimanche].

    La subordonnée « si la bibliothèque ouvre dimanche » complète « voulons savoir ». L’interrogation est totale : à la question « La bibliothèque ouvre-t-elle dimanche ? », on peut répondre par oui ou par non.

  • Le journaliste demande [pourquoi la route est fermée].

    La subordonnée commence au mot interrogatif « pourquoi » et se termine à « fermée ». L’interrogation est partielle, car elle porte sur la cause de la fermeture.

  • J’ignore [ce qui provoque ce bruit].

    La subordonnée « ce qui provoque ce bruit » complète le verbe « ignore » ; le groupe introducteur « ce qui » en fait partie. L’interrogation est partielle : on cherche à identifier l’origine du bruit.

  • Sais-tu [à quelle heure le match commence] ?

    La subordonnée commence par le groupe interrogatif « à quelle heure » et se termine à « commence » : l’interrogation est partielle, car elle porte sur l’heure. Le point d’interrogation vient de la question principale « Sais-tu… ? ».

À retenir

  • Une interrogative indirecte exprime une question intégrée dans une autre phrase.
  • Pour la délimiter, inclure le mot ou le groupe interrogatif et toute la proposition qu’il introduit.
  • Interrogation totale : « si », avec une réponse possible par oui ou par non.
  • Interrogation partielle : une information précise est recherchée.
  • Ne pas confondre le « si » interrogatif avec le « si » de condition.
  • Dans l’interrogation indirecte, pas de « est-ce que » ni d’inversion du pronom sujet.

Les mots de la leçon

Proposition subordonnée interrogative indirecte
Proposition qui dépend d’un verbe et exprime une question sans la poser directement.
Interrogation totale
Interrogation qui porte sur l’ensemble d’un fait et appelle une réponse par oui ou par non.
Interrogation partielle
Interrogation qui porte sur une information précise, par exemple un lieu, une personne ou une cause.
Délimiter une proposition
Repérer exactement où une proposition commence et où elle se termine.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeUne proposition subordonnée interrogative indirecte rapporte une question après un verbe comme « demander », « se demander » ou « ignorer » : dans « Je me demande si le musée est ouvert », on délimite « si le musée est ouvert ». L’interrogation est totale si la question correspondante appelle une réponse par oui ou non ; elle est partielle si elle porte sur une information précise, comme un lieu, un moment ou une raison. Pour délimiter la proposition, pars du mot qui introduit la question et garde tous les mots qui en font partie.

Dans « Nora demande quand le prochain bus arrivera », délimite la proposition subordonnée interrogative indirecte et précise si l’interrogation est totale ou partielle.

  1. Je repère le verbe « demande ».Il annonce ici une question rapportée.
  2. Je retrouve la question : « Quand le prochain bus arrivera-t-il ? »Cela permet de reconnaître ce que Nora cherche à savoir.
  3. Je délimite : Nora demande [quand le prochain bus arrivera].La proposition commence par « quand » et comprend toute la question rapportée, jusqu’à « arrivera ».
  4. Je précise : l’interrogation est partielle.Nora attend un moment précis, pas simplement une réponse par oui ou non.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Délimiter une proposition subordonnée interrogative indirecte et préciser si l’interrogation est totale ou partielle.
Au programme
4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Avant de commencer
Relier une proposition subordonnée à sa proposition principale
Combien de temps
Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers