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Français · 4e · environ 15 min

Relier une proposition subordonnée à sa proposition principale

Il aide de savoir :Expliquer le lien de sens entre deux propositions juxtaposées ou coordonnées

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Dans « Je souris parce que tu arrives », la proposition « parce que tu arrives » dépend de « Je souris » : c'est une proposition trou à remplir.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dans « Le public applaudit parce que le spectacle commence », encadre [Le public applaudit] puis [parce que le spectacle commence]. Souligne « applaudit » et « commence ». Trace une flèche de la subordonnée vers la principale : [parce que le spectacle commence] → [Le public applaudit]. La flèche signifie « dépend de ».

La flèche montre une dépendance grammaticale, pas l'ordre des événements. Une virgule ne suffit pas à repérer une subordonnée.

Les pièges

  • Prendre systématiquement la première proposition pour la principale.

    Tu t'es appuyé sur la place de la proposition. Repère plutôt le mot qui l'introduit, puis cherche de quelle autre proposition elle dépend.

  • Laisser le mot introducteur en dehors de la subordonnée.

    Tu as repéré le cœur de la proposition. Élargis maintenant sa limite pour inclure le mot qui l'introduit.

  • Relier la subordonnée à son propre verbe.

    Ce verbe est à l'intérieur de la subordonnée. Cherche à l'extérieur ce qu'elle complète ou précise.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Dans une phrase complexe, les propositions peuvent être liées par une relation de subordination. Reconnaître cette relation permet de comprendre comment les informations s’organisent et de délimiter la proposition principale et la proposition subordonnée.

Le cours

  1. Une proposition est un ensemble de mots organisé autour d’un verbe, le plus souvent conjugué. Une phrase complexe contient plusieurs propositions. Lorsqu’une proposition dépend d’une autre, on parle de subordination : la proposition qui dépend est la subordonnée ; celle dont elle dépend est la principale.

  2. La proposition subordonnée apporte une information qui complète la principale ou précise l’un de ses mots. Elle peut, par exemple, compléter un verbe, préciser un nom ou indiquer une circonstance comme le temps ou la cause. Le lien de dépendance se comprend donc en recherchant ce que la subordonnée complète ou précise.

  3. La subordonnée est généralement introduite par un mot ou un groupe de mots : une conjonction de subordination comme « que », « quand », « parce que », « si », ou un pronom relatif comme « qui », « que », « dont ». Le mot introducteur appartient à la subordonnée. Certaines subordonnées interrogatives indirectes commencent par un mot interrogatif, comme « où » dans « Je me demande où il va ».

  4. Pour délimiter les propositions, on repère d’abord les verbes conjugués et les éventuels mots introducteurs. On cherche ensuite quels mots se rattachent à chaque verbe. Il faut conserver dans chaque proposition tous les mots qui lui appartiennent, et non seulement son sujet et son verbe.

  5. Une subordonnée peut se trouver après la principale, avant elle ou à l’intérieur de celle-ci. La principale peut donc être interrompue par une subordonnée. L’ordre des propositions et les virgules ne suffisent pas à reconnaître la dépendance : il faut examiner leur construction et leur sens.

Des exemples

  • [Je remarque] [que la fenêtre est ouverte].

    « Je remarque » est la proposition principale. « Que la fenêtre est ouverte » est la subordonnée, introduite par « que » : elle complète le verbe « remarque » en précisant ce qui est remarqué.

  • [Quand la pluie cessera], [nous reprendrons la route].

    « Nous reprendrons la route » est la principale. La subordonnée « Quand la pluie cessera », placée avant elle, indique à quel moment l’action de la principale aura lieu.

  • [J’ai retrouvé le carnet] [que tu cherchais].

    « J’ai retrouvé le carnet » est la principale. La subordonnée relative « que tu cherchais » précise le nom « carnet », qui appartient à la principale ; le pronom relatif « que » relie les deux propositions.

  • Le sentier [qui longe la rivière] mène au village.

    La subordonnée relative « qui longe la rivière » précise le nom « sentier ». Elle interrompt la principale, formée des deux parties « Le sentier » et « mène au village ».

À retenir

  • La subordonnée dépend d’une proposition principale ou d’un mot de celle-ci.
  • Repérer les verbes aide à identifier les propositions.
  • Le mot introducteur fait partie de la subordonnée.
  • Pour comprendre le lien, chercher ce que la subordonnée complète ou précise.
  • La subordonnée peut précéder, suivre ou interrompre la principale.
  • Les virgules seules ne permettent pas de délimiter les propositions.

Les mots de la leçon

Proposition
Ensemble de mots organisé autour d’un verbe, le plus souvent conjugué.
Proposition principale
Proposition dont dépend une proposition subordonnée.
Proposition subordonnée
Proposition qui dépend d’une autre proposition ou d’un mot de celle-ci.
Subordination
Relation de dépendance entre une proposition subordonnée et une proposition principale.
Conjonction de subordination
Mot ou groupe de mots qui introduit une subordonnée et marque sa dépendance, comme « que », « quand » ou « parce que ».
Pronom relatif
Pronom qui introduit une subordonnée relative et représente généralement un nom ou un pronom qu’elle précise.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeDans « Je reste ici parce que la pluie redouble », la proposition « parce que la pluie redouble » est subordonnée : elle dépend de la proposition principale « Je reste ici ». Pour les relier, repère les verbes conjugués et le mot qui introduit la subordonnée, puis cherche ce qu'elle complète ou précise. La subordonnée peut aussi se trouver avant la principale.

Dans « Lorsque le vent tombe, les voiliers ralentissent », délimite les deux propositions et indique laquelle dépend de l'autre.

  1. Je repère les verbes conjugués : « tombe » et « ralentissent ».Dans cette phrase, chaque verbe conjugué permet de repérer une proposition.
  2. Je délimite : [Lorsque le vent tombe] [les voiliers ralentissent].« Lorsque » introduit la première proposition et en fait partie.
  3. J'identifie « les voiliers ralentissent » comme proposition principale.La proposition introduite par « lorsque » précise à quel moment les voiliers ralentissent.
  4. Je relie « Lorsque le vent tombe » à « les voiliers ralentissent ».La première proposition est subordonnée à la seconde, même si elle est placée avant elle.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Délimiter une proposition principale et une proposition subordonnée, puis identifier le lien de dépendance entre elles.
Au programme
4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Avant de commencer
Expliquer le lien de sens entre deux propositions juxtaposées ou coordonnées
Combien de temps
Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers