Français · 3e · environ 25 min
Raisonner pour choisir le radical au conditionnel et au subjonctif
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Observe ces rapprochements : futur « je viendrai » → conditionnel « je viendrais » : viendr- reste identique ; présent « ils prennent » → subjonctif « que je prenne » : prenn- reste identique ; présent « nous venons » → subjonctif « que nous venions » : ven- reste identique. Dans un tableau de conjugaison, tu peux aussi repérer les formes particulières : avoir → que j’aie ; faire → que je fasse ; pouvoir → que je puisse.
La correspondance avec le futur vaut pour le conditionnel présent. Pour le subjonctif, les rapprochements avec le présent sont fréquents, mais certains verbes doivent être vérifiés dans un tableau.
1. Repère le mode demandé et le sujet. 2. Au conditionnel, retrouve le futur simple et enlève sa terminaison : nous viendrons → viendr-. Au subjonctif, cherche une forme du présent : ils prennent aide pour que je prenne ; nous venons aide pour que nous venions. 3. Si le verbe a une forme particulière, consulte un tableau. 4. Ajoute la terminaison correspondant au sujet et au mode.
Ne construis pas toutes les formes du subjonctif à partir de « ils ». Avec nous et vous, le radical peut changer. Les terminaisons du subjonctif sont généralement -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent ; être possède des formes particulières.
Compare « je verrais » et « je voirais ». Pour le conditionnel, vérifie le futur : « je verrai » fournit verr-, donc « je verrais » convient. Compare ensuite « que vous fassiez » et « que vous faisiez ». Le tableau de faire au subjonctif donne fass-, donc « que vous fassiez » convient. Une forme peut sembler familière sans appartenir au mode demandé.
Une ressemblance sonore ne suffit pas. La preuve doit correspondre au mode demandé et, pour le subjonctif, à la personne concernée.
Les pièges
Écrire « je venirais » au lieu de « je viendrais ».
Retrouve d’abord « je viendrai ». Tu peux ensuite garder viendr- et ajouter -ais.
Écrire « que nous viennions » au lieu de « que nous venions ».
Le choix du radical change avec la personne. Pour nous, appuie-toi ici sur « nous venons » : ven- + -ions.
Écrire « que vous faisiez » au lieu de « que vous fassiez ».
Vérifie faire dans un tableau au subjonctif présent : tu y trouveras fass-. Avec vous, ajoute -iez.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Au conditionnel présent et au subjonctif présent, certains verbes changent de radical. Pour les écrire correctement, on s’appuie sur une forme connue du futur simple ou du présent de l’indicatif, et on consulte un tableau de conjugaison lorsque c’est nécessaire.
Le cours
Pour conjuguer un verbe, on associe un radical et une terminaison. Avant de les choisir, il faut repérer le verbe, son sujet et le temps demandé. Le conditionnel présent permet notamment d’exprimer un souhait, une demande polie ou un fait soumis à une condition. Le subjonctif présent s’emploie notamment après des expressions de volonté, de nécessité ou de doute : « je souhaite que », « il faut que », « je doute que ».
Au conditionnel présent, le radical est le même qu’au futur simple. On lui ajoute les terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Pour retrouver ce radical, on peut partir du futur avec « nous » et enlever -ons : « nous viendrons » donne viendr-, donc « je viendrais ». Cette règle vaut aussi pour les radicaux particuliers : ser- pour être, aur- pour avoir, ir- pour aller, fer- pour faire, pourr- pour pouvoir ou voudr- pour vouloir.
Au subjonctif présent, pour la plupart des verbes, on part du présent de l’indicatif avec « ils » et on enlève -ent. On ajoute au radical obtenu les terminaisons -e, -es, -e, -ent pour je, tu, il ou elle, ils ou elles. Ainsi, « ils prennent » donne prenn- : « que je prenne », « que tu prennes », « qu’il prenne », « qu’ils prennent ». Avec nous et vous, on utilise généralement le radical du présent de l’indicatif avec nous, auquel on ajoute -ions ou -iez : « nous prenons » donne pren-, donc « que nous prenions », « que vous preniez ».
Certains verbes ont un radical particulier au subjonctif présent : faire donne fass- ; pouvoir, puiss- ; savoir, sach-. D’autres ont deux radicaux particuliers : aller donne « que j’aille », mais « que nous allions » ; vouloir donne « que je veuille », mais « que nous voulions ». Être et avoir ont aussi des formes particulières, comme « que je sois », « qu’il ait », « que nous soyons » et « que nous ayons ». Pour ces verbes, un tableau de conjugaison permet de vérifier la forme exacte.
Pour justifier un radical, il faut nommer la forme qui permet de le retrouver et montrer le lien avec la forme écrite. Par exemple : « J’écris viendr- dans viendrais parce que le conditionnel utilise le radical du futur : nous viendrons. » Si le radical ne se déduit pas des règles habituelles du subjonctif, on indique qu’il s’agit d’un radical particulier vérifié dans un tableau de conjugaison.
Des exemples
Avec davantage de temps, nous pourrions terminer ce projet.
Au futur simple, on écrit « nous pourrons » : le radical est pourr-. Le conditionnel présent conserve ce radical et ajoute la terminaison -ions pour nous : pourrions.
Il faut que tu prennes le dernier train.
Au présent de l’indicatif, « ils prennent » donne le radical prenn- quand on enlève -ent. Au subjonctif présent, on ajoute -es pour tu : prennes.
Je souhaite qu’il vienne et que vous veniez aussi.
« Ils viennent » fournit le radical vienn- de « qu’il vienne ». Avec vous, on s’appuie sur « nous venons » : le radical ven- reçoit la terminaison -iez, d’où « que vous veniez ».
Il est nécessaire que nous fassions une pause.
Faire possède au subjonctif présent le radical particulier fass-, que l’on vérifie dans un tableau de conjugaison. On ajoute -ions pour nous : fassions.
À retenir
- Repérer le verbe, son sujet et le temps demandé avant de le conjuguer.
- Conditionnel présent : radical du futur simple + -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
- Au subjonctif présent, pars généralement de « ils » au présent de l’indicatif pour je, tu, il, elle, ils et elles.
- Au subjonctif avec nous et vous, s’appuyer généralement sur « nous » au présent de l’indicatif et ajouter -ions ou -iez.
- Vérifier les radicaux particuliers et les formes d’être et d’avoir dans un tableau de conjugaison.
- Justifier le radical en citant une forme de référence ou le tableau consulté.
Les mots de la leçon
- Radical
- Partie du verbe à laquelle on ajoute une terminaison. Un même verbe peut avoir plusieurs radicaux : ven- dans venons, vienn- dans viennent et viendr- dans viendrais.
- Terminaison
- Partie finale d’un verbe conjugué, qui varie selon le mode, le temps et la personne : dans prendrais, -ais est la terminaison.
- Conditionnel présent
- Forme verbale qui sert notamment à exprimer un souhait, une demande polie ou un fait soumis à une condition : « Je voudrais partir. »
- Subjonctif présent
- Temps du subjonctif employé notamment après des expressions de volonté, de nécessité ou de doute : « Il faut que tu viennes. »
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeAu conditionnel présent, garde le radical du futur simple et ajoute les terminaisons de l’imparfait : je viendrai → je viendrais. Au subjonctif présent, cherche souvent le radical dans le présent de l’indicatif : ils prennent → que je prenne, mais nous venons → que nous venions. Certains verbes demandent un tableau de conjugaison : faire donne que je fasse, et non que je faise.
Complète au subjonctif présent : Il faut que nous ___ avant la fermeture. (venir)
- Je repère « au subjonctif présent » et le sujet « nous ».Le mode et la personne déterminent la forme à construire.
- Je cherche le présent de l’indicatif : nous venons.Pour venir, le radical du subjonctif avec nous se retrouve dans cette forme, et non dans « ils viennent ».
- Je garde ven- et j’ajoute -ions : venions.On obtient : « Il faut que nous venions avant la fermeture. »
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Compléter dix phrases au conditionnel présent ou au subjonctif présent et justifier le radical de six formes à l’aide du futur simple, du présent de l’indicatif ou d’un tableau de conjugaison.
- Au programme
- 3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 25 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers