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Français · 3e · environ 25 min

Construire une carte des relations lexicales

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Deux mots de sens opposés, comme « rapide » et « lent », sont des trou à remplir : synonymes ou antonymes.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dessine les mots dans des bulles. Utilise du bleu pour les liens de sens, de l’orange pour les liens de forme et du vert pour les liens de famille. Ajoute toujours une légende précise : « antonymes », « homophones » ou « même famille », par exemple. Plusieurs traits peuvent partir d’une seule bulle.

Une couleur indique seulement la grande catégorie. Elle ne remplace pas la légende qui explique le lien.

Les pièges

  • Prendre deux mots de la même famille pour des synonymes.

    Tu as repéré une parenté réelle. Pour nommer le lien précisément, garde « même famille » : « terre » et « terrestre » ne sont pas interchangeables.

  • Conclure à une famille parce que deux mots se ressemblent ou se prononcent pareil.

    La ressemblance est bien repérée. Vérifie maintenant le sens : « verre » et « vert » sont homophones, mais ils ne font pas partie de la même famille.

  • Tracer beaucoup de liens sans les légender précisément.

    Tes traits montrent les rapprochements envisagés. Ajoute une légende à chacun, puis retire ceux que tu ne peux pas justifier.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Une carte des relations lexicales montre comment les mots sont liés par leur sens, leur forme ou leur origine commune. Elle sert à organiser le vocabulaire, à comprendre les nuances entre les mots et à choisir un terme précis pour écrire.

Le cours

  1. Le lexique forme un ensemble organisé de mots. Dans une carte lexicale, chaque mot a sa place et les traits qui relient les mots indiquent les relations entre eux. Chaque lien porte une légende précise, par exemple « synonyme de », « contraire de » ou « même famille que ».

  2. Les relations de sens rapprochent les significations. Des synonymes ont des sens proches, comme « rapide » et « véloce » ; des antonymes ont des sens opposés, comme « chaud » et « froid ». Un terme générique désigne une catégorie, tandis qu’un terme spécifique en désigne un élément : « fleur » est le terme générique de « rose ». On peut aussi relier des mots selon une différence d’intensité, comme « tiède », « chaud » et « brûlant ».

  3. Les relations de forme concernent la prononciation ou l’écriture. Les homonymes ont une même prononciation ou une même écriture, mais des sens différents : « mer » et « mère » sont homonymes parce qu’ils se prononcent de la même façon. Les paronymes ont des formes proches, sans être identiques, comme « éruption » et « irruption ». Une ressemblance de forme ne suffit pas à établir une parenté de sens.

  4. Les relations de famille morphologique unissent des mots construits sur une base commune et liés par le sens, comme « terre », « terrain » et « terrestre ». Un préfixe se place avant la base ; un suffixe se place après elle. La base peut présenter des variations : « fleur », « fleurir » et « floraison » appartiennent à la même famille malgré la différence entre « fleur- » et « flor- ». À l’inverse, deux mots qui commencent par les mêmes lettres ne sont pas nécessairement de la même famille.

  5. Pour construire une carte de quinze mots, on examine d’abord leur sens et leur formation, puis on rapproche ceux qui peuvent être reliés. On trace au moins dix liens justifiés et on légende chacun d’eux avec le nom exact de la relation. Un code de couleurs, expliqué dans une légende générale, permet de distinguer les relations de sens, de forme et de famille morphologique. Un même mot peut porter plusieurs liens ; une flèche indique le sens de lecture lorsque la relation l’exige, par exemple « rose → fleur : est une sorte de ».

Des exemples

  • Une carte rassemble quinze mots : terre, terrain, terrestre, mer, mère, marin, maritime, chaud, froid, tiède, brûlant, fleur, rose, fleurir, floraison.

    Ces mots permettent de représenter les trois grandes catégories de relations lexicales. Leur disposition doit rendre les liens lisibles, sans faire croire que tous les mots voisins ont nécessairement une relation.

  • Six liens portent la légende « même famille que » : terre–terrain, terre–terrestre, mer–marin, mer–maritime, fleur–fleurir et fleur–floraison.

    Chaque paire réunit des mots ayant une base commune, parfois sous des formes différentes, et un lien de sens. Il s’agit donc de relations de famille morphologique, et non de simples ressemblances d’écriture.

  • Quatre liens de sens complètent la carte : chaud / froid, « contraire de » ; rose → fleur, « est une sorte de » ; tiède → chaud, « intensité croissante » ; chaud → brûlant, « intensité croissante ».

    Ces liens distinguent l’opposition, le passage d’un terme spécifique à un terme générique et la gradation d’intensité. « Tiède », « chaud » et « brûlant » ne sont pas interchangeables : ils expriment des degrés différents de chaleur.

  • Le lien mer–mère porte la légende « homonyme de : même prononciation ».

    Ces deux mots se prononcent de la même façon, mais leurs sens sont différents : leur relation concerne la forme sonore, pas la famille morphologique. Ajouté aux dix liens précédents, ce lien donne une carte de quinze mots comportant onze liens légendés.

À retenir

  • Une carte lexicale organise les mots et rend leurs relations visibles.
  • Distinguer trois catégories : sens, forme et famille morphologique.
  • Nommer précisément chaque relation sur le lien correspondant.
  • Une ressemblance d’écriture ou de son ne prouve pas une appartenance à la même famille.
  • Vérifier le sens des flèches et expliquer le code de couleurs.
  • Pour l’objectif fixé : quinze mots et au moins dix liens légendés et justifiés.

Les mots de la leçon

Relations lexicales
Liens entre les mots, notamment selon leur sens, leur forme ou leur famille morphologique.
Synonymes
Mots de sens proches, qui ne sont pas toujours interchangeables dans toutes les phrases.
Antonymes
Mots dont les sens s’opposent.
Terme générique
Mot qui désigne une catégorie regroupant des éléments plus précis, comme « fleur » par rapport à « rose ».
Terme spécifique
Mot qui désigne un élément d’une catégorie plus large, comme « rose » par rapport à « fleur ».
Homonymes
Mots de sens différents qui ont la même prononciation ou la même écriture.
Paronymes
Mots dont la prononciation ou l’écriture sont proches et que l’on risque de confondre.
Famille morphologique
Ensemble de mots ayant une base commune, éventuellement sous des formes différentes, et un lien de sens.
Préfixe
Élément ajouté devant une base pour former un mot, comme « re- » dans « refaire ».
Suffixe
Élément ajouté après une base pour former un mot, comme « -ette » dans « maisonnette ».
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeDans une carte des relations lexicales, chaque mot est un point que tu peux relier à d’autres : le lien indique un rapport de sens, de forme ou de famille. Par exemple, « calme » et « agité » ont des sens opposés, « verre » et « vert » se prononcent pareil, et « terre » et « terrestre » appartiennent à la même famille. Légende chaque lien précisément : une simple ressemblance de lettres ne suffit pas à prouver une famille.

Construis une carte avec ces quinze mots : terre, terrain, terrestre, atterrir, animal, chien, chat, calme, agité, paisible, rapide, lent, verre, vert, vers. Utilise trois catégories de liens : sens, forme et famille. La carte doit comporter au moins dix liens légendés.

  1. Place les quinze mots sans en oublier : terre, terrain, terrestre, atterrir, animal, chien, chat, calme, agité, paisible, rapide, lent, verre, vert, vers.Un mot n’a besoin d’apparaître qu’une fois : plusieurs liens peuvent partir du même point.
  2. Rapproche « terre », « terrain », « terrestre » et « atterrir ». Trace trois liens : terre–terrain, terre–terrestre et terre–atterrir. Légende chacun « famille : mots construits autour de terre ».Ces mots partagent une base et une idée liée à la terre. Dans « terrain » et « atterrir », on retrouve la base « terr- ».
  3. Place « animal » au-dessus de « chien » et de « chat ». Trace animal–chien et animal–chat, avec la légende « sens : catégorie générale → exemple ».Un chien est un animal et un chat est un animal. « Animal » est le terme le plus général.
  4. Trace chien–chat et légende ce lien « sens : deux animaux de la même catégorie ».Ces mots appartiennent à une même catégorie, mais ils ne sont pas synonymes : ils ne désignent pas le même animal.
  5. Trace calme–agité et rapide–lent. Légende ces deux liens « sens : antonymes ». Trace aussi calme–paisible, avec la légende « sens : synonymes ».Les antonymes expriment des sens opposés. Les synonymes ont des sens proches : dans « une ambiance calme » et « une ambiance paisible », les deux adjectifs expriment une idée voisine.
  6. Rapproche « verre », « vert » et « vers ». Trace verre–vert, verre–vers et vert–vers. Légende chaque lien « forme : homophones ».Ces trois mots se prononcent de la même façon, mais ils n’ont ni la même orthographe ni le même sens.
  7. Vérifie la carte : quinze mots et douze liens légendés, dont trois liens de famille, six liens de sens et trois liens de forme.Les trois catégories sont représentées et chaque lien possède une justification. Il n’est pas nécessaire de relier tous les groupes entre eux par des liens artificiels.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Organiser quinze mots dans une carte et légender au moins dix liens en distinguant relations de sens, de forme et de famille morphologique.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 25 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers