Mathématiques · 6e · environ 20 min
Traduire une situation de proportionnalité par un tableau ou une écriture symbolique
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dessine un tableau avec une ligne par grandeur. Écris les noms et les unités à gauche. Place ensuite chaque paire de valeurs dans une même colonne. Sur le côté, trace une flèche de la première ligne vers la seconde et indique « × le nombre qui convient ». Vérifie que cette flèche fonctionne pour toutes les colonnes.
Cette flèche multiplicative unique convient seulement si la situation est proportionnelle. Un supplément fixe, par exemple des frais de livraison, peut empêcher de l'utiliser.
Prends des petits récipients et place autant de jetons dans chacun. Chaque fois que tu ajoutes un récipient, ajoute le même paquet de jetons. Sur une feuille, note le nombre de récipients et le nombre total de jetons dans une même colonne. Tu peux alors écrire : total de jetons = nombre de récipients × nombre de jetons par récipient.
Les paquets doivent tous contenir la même quantité. Si leur contenu change, cette relation ne décrit plus la situation.
Commence par dire ce que tu connais et ce que tu veux représenter. Choisis une lettre pour chaque grandeur et précise son unité. Cherche ensuite le multiplicateur dans le bon sens : pour écrire prix = k × masse, k doit indiquer le prix par unité de masse. Relis enfin ta relation avec des mots pour vérifier qu'elle raconte bien la situation.
Le multiplicateur dépend du sens choisi et des unités. Passer de la masse au prix ne se fait pas avec le même nombre que passer du prix à la masse.
Les pièges
Décaler une valeur dans une autre colonne.
Cette valeur ne correspond plus à celle placée au-dessus. Relis chaque colonne comme une petite phrase : « Pour cette quantité, j'obtiens cette autre quantité. »
Utiliser le multiplicateur dans le mauvais sens.
Trace une flèche entre les lignes. Demande-toi ce que représente le multiplicateur : un prix par kilogramme, une masse par objet ou une autre quantité.
Ajouter toujours le même nombre au lieu de multiplier.
Essaie ta règle avec une autre colonne. Dans cette situation proportionnelle, il faut pouvoir passer d'une ligne à l'autre avec le même multiplicateur.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Un tableau permet de ranger les valeurs qui se correspondent dans une situation de proportionnalité. Une écriture symbolique permet d’exprimer la même correspondance avec des lettres et une multiplication.
Le cours
Deux grandeurs sont proportionnelles lorsque les valeurs de l’une s’obtiennent en multipliant les valeurs de l’autre par un même nombre. Ce nombre s’appelle le coefficient de proportionnalité. Par exemple, si chaque carnet coûte le même prix, le prix total est proportionnel au nombre de carnets achetés.
Pour construire un tableau, on choisit une ligne pour chaque grandeur. On indique le nom de chaque grandeur et son unité, si elle en a une. Chaque colonne réunit les deux valeurs qui se correspondent. On garde le même ordre pour les deux lignes.
Par exemple, si chaque carnet coûte 6 €, on peut écrire : Nombre de carnets | 1 | 4 | 7 Prix total (en €) | 6 | 24 | 42 Chaque colonne associe un nombre de carnets à son prix total. Pour passer de la ligne du nombre de carnets à celle du prix, on multiplie toujours par 6.
Pour écrire la correspondance avec des lettres, on précise ce que chaque lettre représente. Dans cet exemple, si n désigne le nombre de carnets et P le prix total en euros, on écrit P = 6 × n. Plus généralement, si x désigne une valeur de la première grandeur, y la valeur correspondante de la seconde et k le coefficient de proportionnalité, la relation s’écrit y = k × x.
Le sens de la correspondance est important : dans l’exemple, on multiplie le nombre de carnets par 6 pour obtenir le prix en euros. Pour vérifier le tableau ou l’écriture symbolique, on contrôle que la même multiplication convient à toutes les valeurs correspondantes et que les unités sont respectées. Un tableau ne représente pas forcément une situation de proportionnalité : il faut que ce même multiplicateur existe.
Des exemples
Chaque sachet contient 13 graines. On prépare 7 sachets identiques. Présente le nombre de sachets et le nombre total de graines dans un tableau.
Le nombre total de graines s’obtient en multipliant le nombre de sachets par 13 : 7 × 13 = 91. Nombre de sachets | 7 Nombre total de graines | 91 Les valeurs placées dans la même colonne se correspondent. Pour ajouter d’autres colonnes, on conserverait le multiplicateur 13.
Du ruban coûte 2,4 € par mètre. Son prix est proportionnel à la longueur achetée. On note L la longueur en mètres et P le prix en euros. Écris la relation entre P et L, puis utilise-la pour une longueur de 15 mètres.
Pour obtenir le prix en euros, on multiplie la longueur en mètres par 2,4. La relation est donc P = 2,4 × L. Pour L = 15, on obtient P = 2,4 × 15 = 36. Le prix à payer est 36 €.
Une machine remplit 18 bouteilles par minute, à un rythme constant. On note t la durée en minutes et B le nombre de bouteilles remplies. Traduis cette situation par une écriture symbolique et par un tableau pour une durée de 11 minutes.
Le rythme est constant : on multiplie la durée par 18 pour obtenir le nombre de bouteilles. On écrit B = 18 × t. Pour une durée de 11 minutes, le calcul est 18 × 11 = 198. Durée (en min) | 11 Nombre de bouteilles | 198 Le tableau et l’égalité expriment la même correspondance.
À retenir
- Repérer les deux grandeurs et leurs unités.
- Dans un tableau, réserver une ligne à chaque grandeur.
- Placer les valeurs correspondantes dans la même colonne.
- Passer d’une grandeur à l’autre en multipliant toujours par le même nombre.
- Pour écrire y = k × x, préciser ce que représentent les lettres et le coefficient k.
Les mots de la leçon
- Grandeur
- Ce que l’on peut compter ou mesurer, comme un nombre d’objets, une longueur, une durée ou un prix.
- Proportionnalité
- Relation entre deux grandeurs dans laquelle les valeurs de l’une s’obtiennent en multipliant celles de l’autre par un même nombre.
- Coefficient de proportionnalité
- Nombre par lequel on multiplie les valeurs d’une grandeur pour obtenir les valeurs correspondantes de l’autre grandeur, dans un sens précisé.
- Écriture symbolique
- Écriture utilisant notamment des lettres et des signes mathématiques pour exprimer une relation entre des grandeurs.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeChaque sachet contient quatre billes : à chaque nombre de sachets correspond un nombre de billes. Dans un tableau, on place ces deux valeurs dans la même colonne ; avec des symboles, on écrit : nombre de billes = nombre de sachets × quatre.
Une imprimante imprime six pages par minute, toujours au même rythme. Représente le nombre de pages imprimées pendant deux minutes et pendant cinq minutes, puis écris la relation entre la durée et le nombre de pages.
- Je prépare deux lignes : « Durée en minutes » et « Nombre de pages ».Chaque ligne représente une grandeur. Les unités permettent de savoir ce que les valeurs désignent.
- Je remplis les colonnes : durée | deux | cinq ; nombre de pages | deux × six | cinq × six.Dans chaque colonne, le nombre de pages correspond exactement à la durée placée au-dessus. Les produits peuvent rester écrits puisque je cherche ici à représenter la situation.
- J'appelle t la durée en minutes et N le nombre de pages. J'écris N = t × six.Le même multiplicateur permet de passer de chaque durée au nombre de pages correspondant.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- À partir d'une situation de proportionnalité, organiser les valeurs correspondantes de deux grandeurs dans un tableau ou écrire une relation multiplicative symbolique traduisant leur correspondance.
- Au programme
- 6e · BO n°16 du 17 avril 2025, MENE2504620A (cycle 3, CM1/CM2/6e, français ET mathématiques) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers