Français · 5e · environ 15 min
Reconnaître prépositions, adverbes et mots subordonnants
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Imagine trois signes : un crochet pour la préposition et son complément, une flèche entre l’adverbe et ce qu’il modifie, un cadre autour de la proposition introduite par le mot subordonnant. Dans « Elle avance vers la porte très lentement quand la lumière baisse », relie « vers » à « la porte », « très » à « lentement » et « lentement » à « avance » ; encadre « quand la lumière baisse ».
La place du mot ne suffit pas : il faut observer son rôle. Un adverbe n’est pas toujours juste à côté du mot qu’il modifie.
Compare « Elle sort après le repas » et « Elle sort après avoir mangé » : « après » introduit un groupe nominal ou un infinitif, c’est une préposition. Compare ensuite avec « Elle sort quand le repas est terminé » : « quand » introduit une proposition avec un verbe conjugué, c’est un mot subordonnant.
Ne regarde pas seulement s’il existe un verbe conjugué quelque part dans la phrase : cherche la construction directement introduite par le mot étudié.
Demande-toi ce que fait le mot. Introduit-il un complément, comme « avec » dans « avec soin » ? C’est une préposition. Modifie-t-il un élément, comme « très » dans « très attentif » ? C’est un adverbe. Introduit-il une proposition subordonnée, comme « que » dans « Je pense que tu as raison » ou « qui » dans « le merle qui chante » ? C’est un mot subordonnant.
Ces questions portent sur le rôle du mot dans la phrase donnée. Un même mot peut avoir des rôles différents selon son emploi.
Les pièges
Prendre tout mot qui introduit un complément pour une préposition.
Tu as bien repéré un complément. Regarde maintenant sa construction : dans « parce que la nuit tombe », « parce que » introduit une proposition avec le verbe conjugué « tombe ».
Confondre un adverbe avec un adjectif parce que les deux apportent une précision.
Cherche ce qui reçoit la précision : dans « une réponse claire », « claire » caractérise le nom « réponse » ; dans « répondre clairement », « clairement » modifie le verbe « répondre ».
Penser qu’un mot subordonnant est toujours composé d’un seul mot.
Observe « parce que » comme un ensemble : ces deux mots introduisent ensemble la proposition qui donne la cause.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Reconnaître les prépositions, les adverbes et les mots subordonnants permet de comprendre comment une phrase est construite. Pour les distinguer, on observe ce que chaque mot introduit ou modifie dans la phrase.
Le cours
Une préposition est un mot invariable qui introduit un complément et le relie à un autre élément de la phrase. Elle peut être suivie d’un nom, d’un groupe nominal, d’un pronom ou d’un verbe à l’infinitif : « chez lui », « dans la cour », « pour réussir ». Les prépositions courantes sont notamment « à », « de », « dans », « par », « pour », « en », « vers », « avec », « sans », « sous », « sur » et « chez ». Une préposition peut aussi être formée de plusieurs mots : « près de », « à côté de », « grâce à ».
Un adverbe est un mot invariable qui modifie ou précise le sens d’un verbe, d’un adjectif, d’un autre adverbe ou de l’ensemble d’une phrase. Dans « elle avance lentement », il précise le verbe ; dans « très calme », il modifie l’adjectif ; dans « assez rapidement », il modifie un autre adverbe. Les adverbes peuvent notamment exprimer le lieu (« ici »), le temps (« demain »), la manière (« doucement »), l’intensité (« très »), la négation (« ne… pas ») ou un jugement sur la phrase (« heureusement »). Tous les adverbes ne se terminent donc pas par « -ment ».
Un mot subordonnant introduit une proposition subordonnée, c’est-à-dire une partie de phrase organisée autour d’un verbe et qui dépend d’un autre élément de la phrase. Dans « Je pense que tu as raison », « que » introduit la proposition subordonnée « que tu as raison ». Il faut donc repérer ce qui suit le mot : un simple groupe de mots ou une proposition avec son propre verbe.
Les mots subordonnants appartiennent à plusieurs classes. Les conjonctions de subordination, comme « que », « quand », « lorsque », « si », « parce que » ou « bien que », relient la subordonnée à la proposition dont elle dépend ; elles sont invariables. Les pronoms relatifs, comme « qui », « que », « dont », « où » ou « lequel », introduisent une proposition subordonnée relative et y représentent généralement un nom ou un pronom appelé antécédent. Certains mots interrogatifs introduisent aussi une subordonnée : dans « Je me demande pourquoi il part », « pourquoi » introduit une interrogation indirecte.
Pour classer un mot, il faut examiner son rôle dans la phrase et non seulement sa forme. Dans « avant le repas », « avant » est une préposition qui introduit un groupe nominal. Dans « Je viendrai avant », « avant » est un adverbe qui précise le verbe. Dans « avant que le repas commence », l’ensemble « avant que » est une conjonction de subordination qui introduit une proposition. Un groupe de plusieurs mots peut donc fonctionner comme une seule préposition, un seul adverbe ou une seule conjonction.
Des exemples
Nous nous retrouvons devant le collège pour discuter.
« Devant » et « pour » sont des prépositions : la première introduit le groupe nominal « le collège », la seconde introduit l’infinitif « discuter ». Toutes deux introduisent un complément.
Lina parle très doucement et semble assez calme.
« Doucement » est un adverbe qui précise le verbe « parle », et « très » est un adverbe qui modifie « doucement ». « Assez » est aussi un adverbe : il modifie l’adjectif « calme ».
Nous rentrons parce que la pluie commence.
« Parce que » est une conjonction de subordination formée de deux mots. Elle introduit la proposition subordonnée « parce que la pluie commence », qui contient le verbe « commence » et donne la cause de notre retour.
Le roman que tu lis appartient à Sami.
« Que » est un pronom relatif : il introduit la proposition subordonnée relative « que tu lis » et représente son antécédent « le roman ». « À » est une préposition qui introduit le complément « Sami ».
À retenir
- Une préposition introduit un complément : « avec soin », « pour apprendre ».
- Un adverbe modifie ou précise un verbe, un adjectif, un autre adverbe ou une phrase.
- Un mot subordonnant introduit une proposition subordonnée.
- Les conjonctions de subordination et les pronoms relatifs sont des mots subordonnants.
- Les prépositions, les adverbes et les conjonctions de subordination sont invariables.
- Le rôle d’un mot dans la phrase permet de le classer : sa forme seule ne suffit pas.
Les mots de la leçon
- Invariable
- Qui ne change pas de forme selon le genre, le nombre ou la personne.
- Proposition subordonnée
- Partie de phrase organisée autour d’un verbe et qui dépend d’un autre élément de la phrase.
- Conjonction de subordination
- Mot ou groupe de mots invariable qui introduit une proposition subordonnée et la relie à la proposition dont elle dépend.
- Pronom relatif
- Pronom qui introduit une proposition subordonnée relative et y représente généralement un nom ou un pronom.
- Antécédent
- Nom ou pronom représenté par un pronom relatif.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeUne préposition introduit un complément : « dans la cour », « pour partir ». Un adverbe modifie le sens d’un verbe, d’un adjectif, d’un autre adverbe ou de toute une phrase : « marcher lentement », « très calme ». Un mot subordonnant introduit une proposition subordonnée, qui contient un verbe conjugué : « quand il arrive », « qui chante ».
Dans la phrase « Dans le jardin, Lina parle doucement quand le vent tombe », repère la préposition, l’adverbe et le mot subordonnant.
- Je repère « Dans », qui introduit « le jardin ».« Dans » introduit un complément de lieu : c’est une préposition.
- Je repère « doucement », qui précise comment Lina parle.« Doucement » modifie le sens du verbe « parle » : c’est un adverbe.
- Je repère « quand », qui introduit « le vent tombe ».Ce groupe contient le verbe conjugué « tombe » et dépend de la proposition « Lina parle doucement » : « quand » est un mot subordonnant.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Repérer les prépositions, les adverbes et les mots subordonnants dans des phrases, puis les classer en s'appuyant sur leur rôle : introduire un complément, modifier un élément ou introduire une proposition subordonnée.
- Au programme
- 5e · BO n°10 du 5 mars 2026, arrêté du 18 février 2026, MENE2602912A (cycle 4, français ET mathématiques) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers