Français · 4e · environ 20 min
Nommer les relations entre les mots
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Imagine un grand cercle « vêtements ». À l’intérieur, place un cercle « manteaux ». Un manteau est un vêtement, mais tous les vêtements ne sont pas des manteaux : les cercles montrent une inclusion.
Les cercles servent à représenter des catégories. Ils ne montrent pas une famille morphologique : « manteau » et « vêtement » n’ont pas de base commune.
Cherche une preuve adaptée : « Ils ont des sens proches » pour la synonymie ; « Ils ont des sens opposés » pour l’antonymie ; « Ils ont la même prononciation ou la même écriture, mais des sens différents » pour l’homonymie ; « L’un est une sorte de l’autre » pour l’inclusion ; « Ils partagent une base et un lien de sens » pour la famille morphologique.
Une ressemblance de lettres ne suffit pas à prouver une famille. Certains mots peuvent aussi avoir plusieurs liens : appuie-toi sur le sens précisé dans la question.
Dans « Ce passage est obscur », remplace « obscur » par « sombre ». L’idée reste proche : ces mots sont synonymes dans cette phrase. Remplace maintenant « obscur » par « lumineux » : le sens devient opposé, ce qui indique une antonymie.
Le remplacement doit respecter le sens de la phrase. Deux synonymes ne sont pas forcément interchangeables dans tous leurs emplois.
Les pièges
Confondre homonymie et famille morphologique parce que deux mots se ressemblent.
Tu as repéré une ressemblance. Vérifie maintenant le sens : « verre » et « vert » se prononcent pareil, mais ne sont pas de la même famille.
Prendre une inclusion pour une synonymie.
Teste les deux directions : un violon est un instrument, mais un instrument n’est pas forcément un violon. Le lien est donc une inclusion.
Déclarer deux mots synonymes sans tenir compte de la phrase.
Relis la phrase avec le mot proposé à la place du premier. Vérifie si l’idée reste proche dans ce contexte précis.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Les mots peuvent être liés par leur sens, leur forme ou leur origine. Reconnaître ces relations aide à comprendre un texte, à choisir un mot précis et à éviter les répétitions.
Le cours
La synonymie est une relation entre des mots de sens identique ou proche, généralement de même classe grammaticale : « courageux » et « brave » sont deux adjectifs synonymes. Deux synonymes ne sont pas toujours interchangeables : le contexte, le niveau de langue ou une nuance de sens peuvent rendre l’un plus adapté que l’autre.
L’antonymie est une relation entre des mots de sens opposé, généralement de même classe grammaticale : « accepter » et « refuser » sont deux verbes antonymes. L’opposition concerne un sens précis du mot : le contraire de « léger » est « lourd » pour un objet, mais peut être « grave » pour une blessure.
L’homonymie est une relation entre des mots de sens différents qui se prononcent de la même façon ou s’écrivent de la même façon. Les homophones ont la même prononciation, comme « ver », « verre » et « vert ». Les homographes ont la même orthographe, comme « un livre » et « une livre », unité de masse. Le contexte permet de comprendre de quel mot il s’agit.
L’inclusion est une relation entre un mot de sens général et un mot de sens plus précis : une tulipe est une fleur. « Fleur » est le terme générique, appelé hyperonyme ; « tulipe » est le terme spécifique, appelé hyponyme. L’inclusion a un sens : toute tulipe est une fleur, mais toute fleur n’est pas une tulipe. Deux mots peuvent aussi appartenir à une même catégorie sans que l’un englobe l’autre : « tulipe » et « rose » sont deux noms de fleurs.
L’appartenance à une famille morphologique relie des mots construits sur un même radical, ou sur des formes apparentées de ce radical, et qui partagent une idée commune : « jardin », « jardiner » et « jardinier ». Ces mots peuvent appartenir à des classes grammaticales différentes. Une ressemblance de lettres ne suffit pas : « terre » et « terreur » ne sont pas de la même famille. Pour nommer une relation, il faut donc examiner le sens des mots, leur prononciation, leur orthographe et leur construction.
Des exemples
« Rapide » et « vif » ont un sens proche ; « rapide » et « lent » ont des sens opposés.
Dans « un geste rapide » et « un geste vif », les adjectifs sont synonymes. « Rapide » et « lent » sont antonymes, car ils expriment une opposition de vitesse.
Le ver se trouve près du verre. Ce livre pèse une livre.
« Ver » et « verre » sont des homonymes homophones : ils se prononcent de la même façon, mais leurs sens et leurs orthographes diffèrent. « Un livre » et « une livre » sont des homonymes à la fois homographes et homophones.
Le violon est un instrument de musique ; la flûte est aussi un instrument de musique.
Il existe une relation d’inclusion entre « violon » et « instrument de musique » : le premier est un terme spécifique, le second un terme générique. « Violon » et « flûte » appartiennent à la même catégorie, mais aucun de ces deux mots n’englobe l’autre.
« Chant », « chanter » et « chanteur » appartiennent à la même famille ; « chanson » et « mélodie » ont des sens proches.
Les trois premiers mots partagent le radical « chant- » et une idée commune : ils forment une famille morphologique. Une proximité de sens, comme entre « chanson » et « mélodie », ne suffit pas à établir une famille morphologique.
À retenir
- Synonymie : des sens identiques ou proches, à vérifier dans le contexte.
- Antonymie : des sens opposés.
- Homonymie : une même prononciation ou une même orthographe, mais des sens différents.
- Inclusion : un terme spécifique est compris dans une catégorie désignée par un terme générique.
- Famille morphologique : un radical commun ou apparenté et une idée commune.
- Une ressemblance de forme ou de sens ne suffit pas à établir toutes les relations.
Les mots de la leçon
- Synonyme
- Mot dont le sens est identique ou proche de celui d’un autre mot dans un contexte donné.
- Antonyme
- Mot dont le sens s’oppose à celui d’un autre mot.
- Homonyme
- Mot qui a la même prononciation ou la même orthographe qu’un autre mot, mais un sens différent.
- Hyperonyme
- Terme générique qui désigne une catégorie englobant des éléments plus précis.
- Hyponyme
- Terme spécifique qui désigne un élément d’une catégorie plus générale.
- Famille morphologique
- Ensemble de mots qui partagent un même radical, ou des formes apparentées de ce radical, et une idée commune.
- Radical
- Élément commun qui porte le sens principal dans les mots d’une famille.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeLa synonymie relie des mots de sens proches, comme « rapide » et « vif » ; l’antonymie relie des mots de sens opposés, comme « accepter » et « refuser ». L’homonymie relie des mots qui se prononcent ou s’écrivent de la même façon, mais ont des sens différents, comme « mer » et « maire ». L’inclusion relie un mot précis à une catégorie plus générale, comme « rose » et « fleur » ; les mots d’une famille morphologique partagent une base et un lien de sens, comme « chant » et « chanteur ».
Quelle relation unit « violon » et « instrument » : synonymie, antonymie, homonymie, inclusion ou famille morphologique ?
- Je vérifie si les deux mots désignent exactement la même chose.Un violon est un instrument, mais un instrument n’est pas forcément un violon : ce ne sont pas des synonymes.
- Je teste la phrase : « Le violon est une sorte d’instrument. »Cette phrase est vraie : « instrument » désigne une catégorie qui contient le violon.
- Je retiens l’inclusion.Le mot précis « violon » appartient à la catégorie plus générale « instrument ».
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Identifier la relation entre dix paires ou groupes de mots en distinguant synonymie, antonymie, homonymie, inclusion et appartenance à une famille morphologique.
- Au programme
- 4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers