Français · 4e · environ 20 min
Attribuer une fonction aux relatives et aux conjonctives
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Entoure le mot qui introduit la subordonnée, puis place des crochets autour de toute la proposition. Dans « Le sentier [qui longe le lac] est étroit », trace une flèche des crochets vers « sentier » : la relative complète ce nom. Dans « [Quand le vent tombe], nous sortons », relie les crochets à l’ensemble « nous sortons » : la conjonctive donne une circonstance.
Le mot introducteur aide à commencer les crochets, mais ne suffit pas à trouver leur fin. Repère aussi les verbes et le sens de la phrase.
Remplace provisoirement une conjonctive par « cela ». « Que tu viennes me réjouit » devient « Cela me réjouit » : la subordonnée occupe la place du sujet. « Je souhaite que tu viennes » devient « Je souhaite cela » : elle complète le verbe « souhaite ». Pour une circonstance de temps, essaie plutôt « à ce moment-là » : « Quand tu arrives, je souris » devient « À ce moment-là, je souris ».
Un remplacement doit conserver une phrase correcte et le même rôle. La suppression seule ne prouve rien : une relative comme un complément circonstanciel peuvent parfois être supprimés.
Compare ces deux analyses de « Le voisin [qui chante] arrive ». « Qui est sujet de chante » est juste pour le pronom seul. « Qui chante est complément de l’antécédent voisin » est juste pour la proposition entière. Avant de donner une fonction, vérifie donc exactement ce qui est étudié : un mot ou toute la subordonnée.
Cette comparaison évite de confondre la fonction du pronom relatif avec celle de la relative. Elle ne suffit pas à distinguer les différentes fonctions des conjonctives.
Les pièges
Donner à toute la relative la fonction du pronom relatif.
Tu as trouvé la fonction d’un mot de la relative. Reprends maintenant toute la proposition et cherche le nom qu’elle précise.
Déclarer que toute proposition introduite par « que » est complément du verbe.
Le premier mot ne suffit pas. Cherche un éventuel antécédent, puis vérifie la place occupée par toute la subordonnée.
Arrêter les crochets au premier groupe de mots sans inclure toute la subordonnée.
Repère le verbe de la subordonnée et garde avec lui les mots qui le complètent avant de fermer les crochets.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Dans une phrase complexe, une proposition subordonnée remplit une fonction par rapport à un nom, à un verbe ou à l’ensemble d’une proposition. Identifier cette fonction permet de comprendre comment les informations de la phrase s’organisent.
Le cours
Une proposition subordonnée contient un verbe conjugué et dépend d’un autre élément de la phrase. Pour la délimiter, on repère le mot qui l’introduit, puis on cherche où elle se termine : elle comprend tous les mots qui lui appartiennent, pas seulement son sujet et son verbe. Les crochets permettent de montrer ses limites : « Le chemin [qui traverse la forêt] est fermé. »
La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses formes composées. Elle apporte une précision sur un nom ou un pronom appelé antécédent. Sa fonction est complément de l’antécédent : dans « Le chemin [qui traverse la forêt] est fermé », la relative complète le nom « chemin ». Il ne faut pas confondre la fonction de toute la relative avec celle du pronom relatif à l’intérieur de cette proposition.
La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination, comme que, quand, lorsque, si, parce que ou bien que. Contrairement au pronom relatif, la conjonction ne reprend pas d’antécédent et n’a pas de fonction à l’intérieur de la subordonnée. Le mot « que » ne suffit donc pas à reconnaître la nature d’une proposition : dans « le récit que tu lis », il reprend « récit » ; dans « je pense que tu lis », il introduit le contenu de la pensée.
Une subordonnée conjonctive peut être sujet ou complément du verbe. Dans « [Que tu participes] me réjouit », elle est sujet du verbe « réjouit » : c’est ta participation qui me réjouit. Dans « Je souhaite [que tu participes] », elle est complément d’objet direct du verbe « souhaite » : elle exprime ce que je souhaite. Une construction indirecte est aussi possible, avec une préposition : dans « Je tiens [à ce que tu participes] », la subordonnée est complément d’objet indirect de « tiens ».
Une subordonnée conjonctive peut aussi être complément circonstanciel : elle précise les circonstances de ce qui est exprimé par la proposition principale, par exemple le temps, la cause, le but ou la condition. Dans « [Quand la pluie cessera], nous sortirons », elle est complément circonstanciel de temps de « nous sortirons ». Elle est souvent déplaçable et supprimable, mais ces manipulations sont des indices à vérifier avec le sens. Pour conclure l’analyse, on nomme la nature de la subordonnée, sa fonction et l’élément dont elle dépend.
Des exemples
Le carnet [que Lina a retrouvé sous le banc] appartient à Sami.
La proposition entre crochets est une subordonnée relative introduite par le pronom relatif « que », qui reprend « carnet ». Elle a pour fonction complément de l’antécédent « carnet ».
[Que les travaux soient terminés avant lundi] semble possible.
La proposition entre crochets est une subordonnée conjonctive introduite par « que ». Elle est sujet du verbe « semble » : c’est la fin des travaux avant lundi qui semble possible.
Nous espérons [que le spectacle commencera à l’heure].
La proposition entre crochets est une subordonnée conjonctive qui exprime ce que nous espérons. Elle est donc complément d’objet direct du verbe « espérons ».
Les joueurs restent à l’abri [parce que l’orage approche].
La proposition entre crochets est une subordonnée conjonctive introduite par « parce que ». Elle explique pourquoi les joueurs restent à l’abri : elle est complément circonstanciel de cause de la proposition « Les joueurs restent à l’abri ».
À retenir
- Délimiter la subordonnée entière, du mot introducteur jusqu’à sa fin.
- Une relative complète son antécédent : sa fonction est complément de l’antécédent.
- Une conjonctive peut être sujet, complément du verbe ou complément circonstanciel.
- Pour chaque fonction, préciser le nom, le verbe ou la proposition dont dépend la subordonnée.
- Ne pas confondre la nature de la subordonnée avec sa fonction.
- Distinguer la fonction de la relative entière de celle du pronom relatif.
Les mots de la leçon
- Proposition subordonnée
- Proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase et qui contient un verbe conjugué.
- Antécédent
- Nom ou pronom repris par un pronom relatif et précisé par la proposition relative.
- Pronom relatif
- Mot qui introduit une proposition relative, reprend un antécédent et remplit une fonction dans la relative.
- Conjonction de subordination
- Mot ou groupe de mots qui introduit une proposition conjonctive, sans remplir de fonction à l’intérieur de celle-ci.
- Nature et fonction
- La nature indique la catégorie grammaticale d’un élément ; la fonction indique son rôle et sa relation avec un autre élément de la phrase.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeUne proposition subordonnée relative précise un nom appelé antécédent : elle est complément de cet antécédent. Une proposition subordonnée conjonctive peut être sujet, complément du verbe ou complément circonstanciel. Pour trouver sa fonction, délimite toute la subordonnée, puis cherche si elle dépend d’un nom, d’un verbe ou de l’ensemble de la phrase.
Lis ce court texte : « Quand la pluie cesse, le cycliste qui attend repart. » Délimite les deux subordonnées et trouve leur fonction.
- Je délimite la conjonctive : « [Quand la pluie cesse], le cycliste qui attend repart. »Elle commence par « quand » et contient le verbe conjugué « cesse ». Elle indique à quel moment le cycliste repart.
- J’attribue à « quand la pluie cesse » la fonction de complément circonstanciel de temps.Cette proposition donne une circonstance de l’action principale. Elle porte sur l’ensemble de la phrase, pas seulement sur un nom.
- Je délimite la relative : « Quand la pluie cesse, le cycliste [qui attend] repart. »Elle commence par le pronom relatif « qui » et contient le verbe « attend ». Le verbe « repart » appartient à la proposition principale.
- J’attribue à « qui attend » la fonction de complément de l’antécédent « cycliste ».La relative précise de quel cycliste on parle. Attention : « qui » est sujet de « attend », mais la relative entière complète le nom « cycliste ».
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Délimiter une subordonnée relative ou conjonctive, identifier le nom, le verbe ou la phrase dont elle dépend et déterminer sa fonction : complément de l'antécédent, sujet, complément du verbe ou complément circonstanciel.
- Au programme
- 4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers