Français · 4e · environ 15 min
Reconnaître une subordonnée complément d’objet
Il aide de savoir :Délimiter un groupe verbal contenant une subordonnée
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dans « Nous espérons que le ciel se dégage », souligne les verbes « espérons » et « se dégage ». Encadre ensuite « que le ciel se dégage » et relie ce cadre à « espérons » : c’est tout ce groupe qui exprime ce que nous espérons.
Repérer deux verbes et le mot « que » ne suffit pas : une relative contient aussi un verbe, mais elle complète un nom.
Remplace la subordonnée entière par « cela » ou par un pronom adapté. « Je remarque que la porte est ouverte » devient « Je remarque cela » ou « Je le remarque » : la subordonnée est COD. Dans « Je m’attends à ce que la porte soit ouverte », le remplacement donne « Je m’attends à cela » : la subordonnée est COI.
Garde la construction du verbe : « attendre quelque chose » et « s’attendre à quelque chose » ne se construisent pas de la même façon. Le remplacement doit conserver le sens de la phrase.
Compare « Je confirme que ce récit est exact » et « Le récit que tu racontes est exact ». Dans la première phrase, « que ce récit est exact » donne le contenu de ce que je confirme : c’est une complétive COD. Dans la seconde, « que tu racontes » précise le nom « récit » : c’est une relative.
La place de la subordonnée ne suffit pas toujours à décider. Cherche surtout si elle complète le sens d’un verbe ou précise un nom.
Les pièges
Prendre toute proposition introduite par « que » pour une complétive.
Tu as repéré « que ». Vérifie maintenant le lien : la proposition donne-t-elle le contenu d’un verbe ou précise-t-elle un nom ?
Ne garder que le verbe de la subordonnée.
Tu as trouvé le verbe de la subordonnée. Élargis ton repérage : dans « Je pense que Léa arrivera demain », le COD entier est « que Léa arrivera demain ».
Confondre le contenu d’une demande avec le moment de cette demande.
Cherche ce qui est demandé, et non quand la demande a lieu. Le groupe qui donne le contenu de la demande complète le verbe « demander ».
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Reconnaître une proposition subordonnée complément d’objet permet de comprendre comment une phrase complexe est construite. Cette analyse sert à repérer ce qui complète le verbe principal et à distinguer les différentes subordonnées.
Le cours
Une proposition subordonnée complétive dépend d’un verbe et en complète le sens. Lorsqu’elle remplit la fonction de complément d’objet de ce verbe, elle indique, par exemple, ce que l’on pense, dit, souhaite ou demande. Dans « Je pense que tu as raison », la subordonnée « que tu as raison » complète le verbe « pense ».
Une subordonnée complément d’objet est le plus souvent complément d’objet direct (COD) : elle se construit sans préposition. Elle peut aussi être complément d’objet indirect (COI), selon la construction du verbe : « Je tiens à ce que tu viennes. » Le complément est alors introduit par la préposition « à ».
La subordonnée complétive est souvent introduite par la conjonction de subordination « que ». Elle peut aussi rapporter une question de manière indirecte : c’est une subordonnée interrogative indirecte, introduite par « si » ou par un mot interrogatif comme « pourquoi », « comment » ou « quand ». Dans « Je me demande où il habite », « où il habite » est COD du verbe « me demande ».
Pour l’identifier, on repère le verbe principal, puis on cherche quelle proposition complète ce verbe. On peut vérifier sa fonction en la remplaçant par « cela », « à cela » ou « de cela », selon la construction du verbe. Dans « Je crois que le train arrive », on peut remplacer « que le train arrive » par « cela » : « Je crois cela. » La subordonnée est donc COD de « crois ».
Le mot introducteur ne suffit pas pour déterminer la fonction d’une subordonnée. Une relative complète généralement un nom, tandis qu’une subordonnée complément d’objet complète un verbe. Une subordonnée circonstancielle exprime une circonstance, comme le temps ou la cause. Il faut donc toujours examiner le lien entre la subordonnée et le reste de la phrase.
Des exemples
Lina affirme que son équipe est prête.
« Que son équipe est prête » complète le verbe « affirme » et peut être remplacé par « cela » : « Lina affirme cela. » Cette subordonnée complétive est COD du verbe « affirme ».
Nous ignorons si le musée est ouvert.
« Si le musée est ouvert » rapporte une question indirecte et complète le verbe « ignorons ». Cette subordonnée interrogative indirecte est COD de ce verbe : « Nous ignorons cela. »
Je tiens à ce que chacun respecte les horaires.
« À ce que chacun respecte les horaires » complète le verbe « tiens », construit avec la préposition « à ». Ce complément est COI du verbe « tiens », comme le confirme le remplacement par « à cela ».
Le roman que tu lis semble passionnant.
« Que tu lis » complète le nom « roman », et non le verbe principal « semble ». Malgré la présence de « que », c’est une subordonnée relative, pas une subordonnée complément d’objet.
À retenir
- Une subordonnée complément d’objet complète le sens d’un verbe.
- Sa fonction est COD ou COI, selon la construction de ce verbe.
- Elle peut être introduite par « que », « si » ou un mot interrogatif.
- Le remplacement par « cela », « à cela » ou « de cela » aide à vérifier sa fonction.
- La présence de « que » ne suffit pas : il faut repérer ce que la subordonnée complète.
Les mots de la leçon
- Proposition subordonnée
- Proposition qui dépend d’un autre élément de la phrase et qui ne fonctionne pas seule dans cette construction.
- Proposition subordonnée complétive
- Proposition subordonnée qui complète le plus souvent un verbe, notamment en occupant la fonction de complément d’objet.
- Complément d’objet direct (COD)
- Fonction d’un mot ou d’un groupe de mots qui complète un verbe sans préposition.
- Complément d’objet indirect (COI)
- Fonction d’un mot ou d’un groupe de mots qui complète un verbe construit avec une préposition, comme « à » ou « de ».
- Subordonnée interrogative indirecte
- Proposition subordonnée qui rapporte une question sans la poser directement, comme « où il va » dans « Je me demande où il va ».
- Conjonction de subordination
- Mot invariable qui introduit une proposition subordonnée et la relie à la proposition dont elle dépend.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeUne proposition subordonnée complétive complète le sens d’un verbe : dans « Je crois que tu as raison », « que tu as raison » est complément d’objet de « crois ». Pour la repérer, cherche ce qui est cru, annoncé, demandé… puis essaie de remplacer toute la subordonnée par « cela » ou « le ». Elle peut être complément d’objet direct (COD) ou indirect (COI), selon la construction du verbe : ne te fie pas seulement au mot « que ».
Dans « Lina annonce que le match commence », repère la proposition subordonnée complétive et précise sa fonction.
- Je repère les deux verbes conjugués : « annonce » et « commence ».Ils permettent de distinguer les deux propositions.
- Je repère ce que Lina annonce : « que le match commence ».Cette proposition donne le contenu de l’annonce et dépend du verbe principal « annonce ».
- Je remplace ce groupe par « cela » : « Lina annonce cela ».Le remplacement confirme que toute la proposition occupe la place d’un complément d’objet.
- Je conclus : « que le match commence » est une proposition subordonnée complétive, COD du verbe « annonce ».On annonce quelque chose, sans préposition : le complément d’objet est direct.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Repérer une proposition subordonnée complétive et identifier sa fonction de complément d’objet du verbe principal.
- Au programme
- 4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Avant de commencer
- Délimiter un groupe verbal contenant une subordonnée
- Combien de temps
- Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers