Français · 4e · environ 10 min
Identifier une subordonnée complément circonstanciel
Explique-moi autrement
Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.
Dans « Le public applaudit lorsque le rideau se lève », repère les verbes « applaudit » et « se lève ». Encadre ensuite toute la proposition introduite par « lorsque » : Le public applaudit [lorsque le rideau se lève]. Le cadre doit contenir le mot introducteur, le sujet et le verbe, pas seulement « lorsque ».
Repérer un mot introducteur et un verbe aide à délimiter une subordonnée, mais ne suffit pas à déterminer sa fonction : une relative contient aussi un verbe.
Pars de « Nous déjeunerons dehors si le vent tombe ». Déplace la subordonnée : « Si le vent tombe, nous déjeunerons dehors. » Retire-la ensuite : « Nous déjeunerons dehors. » La phrase reste construite, mais la condition a disparu. Ces manipulations donnent des indices pour reconnaître un complément circonstanciel.
Le déplacement et la suppression ne sont pas toujours faciles, et certains autres groupes peuvent aussi être supprimés. Vérifie donc également que la subordonnée exprime une circonstance de l’action.
Compare « Je sais que le train arrive » et « Je me prépare parce que le train arrive ». Dans la première phrase, « que le train arrive » complète le verbe « sais » : c’est ce que je sais. Dans la seconde, « parce que le train arrive » explique pourquoi je me prépare : c’est un complément circonstanciel de cause. Le sens et le lien avec le reste de la phrase permettent de les distinguer.
Une subordonnée n’est pas circonstancielle simplement parce qu’elle commence par « que ». Observe le mot introducteur complet et ce que la proposition apporte à la phrase.
Les pièges
Prendre toutes les subordonnées pour des compléments circonstanciels.
Tu as repéré une subordonnée. Vérifie maintenant ce qu’elle complète : un nom, un verbe ou l’action en précisant ses circonstances.
Ne relever que le mot introducteur.
Tu as trouvé le début. Continue jusqu’à la fin du groupe qui contient son sujet, son verbe et ses éventuels compléments.
Confondre un groupe nominal complément circonstanciel avec une proposition subordonnée.
La circonstance est bien repérée. Cherche maintenant le verbe conjugué pour vérifier si le groupe est une proposition.
Je me teste
2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.
La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer
La leçon
Ce qu'il faut savoir
Identifier une proposition subordonnée complément circonstanciel permet de comprendre les liens entre les événements d’une phrase : le moment, la cause, le but ou la condition, par exemple. On s’en sert pour analyser les phrases complexes et pour exprimer ses idées avec précision.
Le cours
Une phrase complexe contient plusieurs propositions. Une proposition subordonnée dépend d’une autre proposition, appelée proposition principale. Une subordonnée circonstancielle a la fonction de complément circonstanciel : elle précise les circonstances de ce qui est exprimé dans la principale.
La subordonnée circonstancielle est généralement introduite par une conjonction de subordination, comme « quand », « lorsque », « puisque » ou « si », ou par une locution conjonctive, comme « parce que », « pour que » ou « bien que ». Ce mot ou ce groupe de mots fait partie de la subordonnée. Pour en repérer les limites, on identifie son verbe conjugué et les mots qui se rattachent à lui.
Selon le sens qu’elle exprime, la subordonnée est complément circonstanciel de temps (« quand la nuit tombe »), de cause (« parce que la route est barrée »), de but (« pour que chacun entende »), de conséquence (« si bien que nous avons fait demi-tour »), de condition (« si le temps le permet ») ou de concession (« bien qu’il soit fatigué »). La concession présente un obstacle qui n’empêche pas la réalisation du fait principal.
Pour reconnaître sa fonction, on cherche quelle circonstance la subordonnée apporte à la principale : quand le fait se produit-il ? Pourquoi ? Dans quel but ? À quelle condition ? La subordonnée circonstancielle peut souvent être supprimée ou déplacée. Ces manipulations sont des indices, mais elles ne sont pas possibles dans tous les cas : il faut surtout examiner le sens et le lien avec la principale.
Il ne faut pas confondre les différentes subordonnées. Dans « Je crois que le train arrive », « que le train arrive » complète le verbe « crois » : c’est une subordonnée complétive, ici COD. Dans « Le train qui arrive est bondé », « qui arrive » précise le nom « train » : c’est une subordonnée relative. Une subordonnée circonstancielle, elle, exprime une circonstance du fait présenté dans la principale.
Des exemples
Lorsque la sonnerie retentit, les élèves rangent leurs affaires.
« Lorsque la sonnerie retentit » est une proposition subordonnée introduite par « lorsque ». Elle indique quand les élèves rangent leurs affaires : elle est complément circonstanciel de temps.
Le match est reporté parce que le terrain est inondé.
« Parce que le terrain est inondé » dépend de la principale « Le match est reporté ». Elle explique pourquoi le match est reporté : elle est complément circonstanciel de cause.
Nous parlons doucement pour que le bébé puisse dormir.
« Pour que le bébé puisse dormir » exprime le résultat recherché, et non un résultat déjà obtenu. Cette subordonnée est complément circonstanciel de but.
Si la pluie cesse, nous reprendrons la randonnée.
« Si la pluie cesse » indique la condition nécessaire pour reprendre la randonnée. Cette subordonnée est complément circonstanciel de condition ; elle peut aussi être placée après la principale.
À retenir
- Une subordonnée circonstancielle dépend d’une principale et exprime une circonstance.
- Elle est généralement introduite par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive.
- Le mot introducteur appartient à la subordonnée.
- On précise sa fonction selon son sens : complément circonstanciel de temps, de cause, de but, de conséquence, de condition ou de concession.
- Le déplacement et la suppression sont des indices utiles, mais non des preuves suffisantes.
- Une subordonnée n’est pas forcément circonstancielle : elle peut notamment être complétive ou relative.
Les mots de la leçon
- Proposition
- Ensemble de mots organisé autour d’un verbe, généralement conjugué.
- Proposition principale
- Proposition dont dépend une proposition subordonnée.
- Proposition subordonnée
- Proposition qui dépend d’une autre proposition.
- Complément circonstanciel
- Fonction d’un mot ou d’un groupe de mots qui précise une circonstance du fait exprimé, comme le temps, la cause ou le but.
- Conjonction de subordination
- Mot invariable qui introduit une proposition subordonnée et la relie à la proposition dont elle dépend.
- Locution conjonctive
- Groupe de mots qui joue le rôle d’une conjonction, comme « parce que » ou « pour que ».
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape
RegardeUne proposition subordonnée complément circonstanciel précise les circonstances de l’action : le temps, la cause, le but, la condition… Dans « Nous partons quand le soleil se lève », « quand le soleil se lève » contient un verbe conjugué et indique à quel moment nous partons : cette subordonnée est complément circonstanciel de temps.
Dans « Puisque le sentier est fermé, les marcheurs prennent une autre route », repère la subordonnée et indique sa fonction.
- Je repère les deux verbes conjugués : « est » et « prennent ».Ils permettent de repérer les deux propositions de cette phrase.
- Je délimite la subordonnée : « Puisque le sentier est fermé ».Elle commence par « puisque » et dépend de la proposition « les marcheurs prennent une autre route ».
- Je cherche ce qu’elle précise : pourquoi les marcheurs prennent-ils une autre route ? Parce que le sentier est fermé.La subordonnée donne la cause de leur changement de route.
- Je conclus : « Puisque le sentier est fermé » est une proposition subordonnée complément circonstanciel de cause.J’ai identifié à la fois la subordonnée, sa fonction et la circonstance qu’elle exprime.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
- Ce que votre enfant apprend
- Repérer une proposition subordonnée et reconnaître sa fonction de complément circonstanciel dans la phrase.
- Au programme
- 4e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
- Combien de temps
- Environ 10 minutes, en une fois ou en plusieurs.
Comment l'accompagner
- Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
- Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
- Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.
Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers