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Français · 3e · environ 35 min

Réinvestir ses lectures dans une rédaction

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Lis ce court texte : « Les lumières tremblaient comme des lucioles. » Le mot qui relie les lumières aux lucioles est trou à remplir.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Imagine trois couleurs : une pour la comparaison, une pour l’objet rendu vivant, une pour la phrase très courte. Dans les textes lus, souligne chaque ressource de sa couleur. Dans ton écrit, utilise les mêmes couleurs pour les passages correspondants. À côté de chaque paire, note ce qui change : les objets, les sensations ou la situation.

Une même couleur montre un lien, mais ne prouve pas que l’adaptation convient. Vérifie aussi le sens du passage dans ta nouvelle scène.

Les pièges

  • Recopier une phrase entière au lieu d’adapter sa ressource d’écriture.

    Tu as retrouvé un passage utile. Garde maintenant son fonctionnement et choisis des éléments qui appartiennent à ta scène.

  • Reprendre seulement le sujet du texte.

    Le sujet est commun aux deux textes. Cherche aussi comment l’auteur écrit : crée-t-il une image, rend-il un objet vivant ou utilise-t-il une phrase très courte ?

  • Signaler les passages sans expliquer les changements.

    Tes passages sont repérables. Pour chacun, ajoute la lecture d’origine, ce que tu as gardé et ce que tu as changé pour ta scène.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Les textes que tu lis peuvent enrichir tes propres rédactions : ils te font découvrir des façons de décrire, de raconter ou de faire ressentir une émotion. Réinvestir ses lectures consiste à reprendre certains procédés d’écriture en les adaptant à un sujet et à une intention personnels.

Le cours

  1. Une ressource d’écriture est un élément d’un texte dont tu peux t’inspirer : un procédé de style, une construction de phrase, un choix de vocabulaire, une manière d’organiser le récit ou de présenter un personnage. Pour la relever, cite un passage précis, indique de quel texte il vient et explique son effet sur le lecteur. Nommer un procédé ne suffit pas : il faut comprendre à quoi il sert.

  2. Pour préparer une rédaction à partir de deux textes lus, relève trois ressources au total, en utilisant les deux textes. Tu peux, par exemple, en retenir deux dans le premier et une dans le second. Choisis-les en fonction de ton projet : une énumération peut rendre une description plus abondante, une personnification peut animer un décor et une phrase très courte peut créer une rupture.

  3. Quand tu réinvestis un procédé, tu en gardes le principe sans recopier le texte. Tu transformes les mots, les images ou la situation pour les adapter à ce que tu écris. Si une lecture présente le vent comme un être menaçant, tu peux donner une attitude humaine à la pluie dans un autre décor. Ton passage est nouveau et le procédé reste reconnaissable.

  4. Intègre les trois ressources dans une production cohérente : elles doivent servir l’histoire, l’atmosphère ou les émotions que tu veux transmettre. Il n’est pas nécessaire de conserver leur ordre d’apparition dans les lectures. Relis ton texte pour vérifier que chaque procédé trouve naturellement sa place et produit l’effet recherché.

  5. Pour rendre le réinvestissement visible, signale les passages concernés, par exemple avec des repères entre crochets. Accompagne-les d’une courte explication : précise le texte d’origine, la ressource reprise, les changements effectués et l’effet recherché dans ta rédaction. Tu montres ainsi à la fois ce que tu as appris de tes lectures et ce que tu as créé.

Des exemples

  • Premier texte, créé pour cette leçon : « Le vent griffait les volets. Sur la table s’entassaient des cartes, des tickets, des lettres froissées. »

    « Le vent griffait les volets » est une personnification qui rend le décor menaçant. L’énumération « des cartes, des tickets, des lettres froissées » donne une impression d’accumulation : ce sont deux ressources dont on peut relever la forme et l’effet.

  • Second texte, créé pour cette leçon : « Je suivis le couloir jusqu’à la dernière porte. Un choc. Puis plus rien. »

    La phrase très courte « Un choc. » rompt le rythme du récit et attire l’attention sur un événement soudain. Avec les deux ressources du premier texte, elle constitue une sélection de trois ressources provenant de deux lectures.

  • Production personnelle : « J’attendais mon frère devant le marché désert. [1] La pluie poursuivait les derniers passants. Sous l’auvent, [2] des cageots vides, des sacs déchirés, des journaux trempés encombraient le passage. Soudain, quelque chose bougea derrière une bâche. [3] Une silhouette. Je retins mon souffle, puis reconnus enfin son manteau bleu. »

    Les repères signalent les trois réinvestissements : la personnification en [1], l’énumération en [2] et la phrase très courte en [3]. Ces ressources s’intègrent au récit et servent toutes la même scène d’attente inquiète.

  • « En [1], je reprends la personnification du premier texte : la pluie remplace le vent et semble poursuivre les passants. En [2], je transforme l’énumération du premier texte en une liste de déchets pour montrer l’abandon du marché. En [3], je reprends la phrase très courte du second texte : une apparition remplace le bruit et retarde l’identification du personnage. »

    Chaque adaptation précise la source, le procédé conservé, les éléments transformés et l’effet recherché. Le réinvestissement porte sur une manière d’écrire, et non sur la copie des phrases d’origine.

À retenir

  • Relever trois ressources d’écriture au total dans deux textes lus.
  • Associer chaque ressource à un passage précis, à sa source et à son effet.
  • Reprendre un procédé sans recopier le texte d’origine.
  • Adapter les ressources au sujet et à l’intention de sa rédaction.
  • Signaler les passages réinvestis et expliquer les transformations.

Les mots de la leçon

Procédé d’écriture
Moyen utilisé pour produire un effet dans un texte, par exemple grâce aux images, au vocabulaire ou à la construction des phrases.
Réinvestissement
Utilisation, dans une création personnelle, d’un élément découvert dans une lecture et adapté à un nouveau projet.
Personnification
Procédé qui attribue une attitude ou une caractéristique humaine à un objet, à un animal ou à un élément abstrait ou naturel.
Énumération
Suite de plusieurs mots ou groupes de mots qui peut notamment produire un effet d’abondance ou d’accumulation.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardePour enrichir ton écrit avec tes lectures, repère trois ressources d’écriture dans deux textes : par exemple une comparaison, un objet rendu vivant et une phrase très courte. Reprends leur fonctionnement dans une scène personnelle, sans recopier les textes, puis signale les passages concernés et explique ce que tu as changé.

Lis ce court texte : « Le brouillard enveloppait le quai comme une écharpe. J’attendais le premier train. » C’est le texte du quai. Lis ce court texte : « La porte grognait sous le vent. Plus un bruit. Nous attendions derrière le mur. » C’est le texte de la porte. À partir de ces deux lectures, relève trois ressources d’écriture et utilise-les dans une scène personnelle avant un match. Signale chaque passage repris et explique son adaptation.

  1. Je relève une comparaison dans le texte du quai : « Le brouillard enveloppait le quai comme une écharpe. »Le brouillard est rapproché d’une écharpe grâce au mot « comme ». Je peux conserver cette façon de créer une image sans conserver le brouillard ni l’écharpe.
  2. Je relève un objet rendu vivant dans le texte de la porte : « La porte grognait sous le vent. »Le verbe « grognait » donne à la porte un comportement d’être vivant. Je peux donner une autre attitude à un objet de ma scène.
  3. Je relève une phrase très courte dans le texte de la porte : « Plus un bruit. »Cette phrase interrompt le mouvement du récit et attire l’attention sur le silence. Je peux créer une pause semblable avec d’autres mots.
  4. J’écris ma scène en signalant les trois passages : « Devant le gymnase, [1 : le trac serrait ma poitrine comme un étau]. [2 : La porte me défiait]. Mes camarades étaient déjà entrés. [3 : Silence]. Puis le sifflet a retenti. »Les trois passages appartiennent à une nouvelle scène. Les marques permettent de retrouver précisément les ressources utilisées.
  5. J’explique mes adaptations : en [1], je garde la comparaison, mais je remplace le brouillard et l’écharpe par le trac et l’étau ; en [2], je garde l’objet rendu vivant, mais la porte ne grogne plus, elle semble me lancer un défi ; en [3], je remplace « Plus un bruit » par « Silence » pour suspendre l’action avant le sifflet.Chaque explication relie un passage à sa lecture d’origine et précise ce qui a changé pour convenir à ma scène.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Relever dans deux textes lus trois ressources d’écriture, puis les réinvestir dans une production personnelle en signalant les passages concernés et en expliquant les adaptations effectuées.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 35 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers