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Français · 3e · environ 20 min

Identifier les fonctions des subordonnées dans des phrases complexes

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Dans « Je crois que tu as raison », la complétive « que tu as raison » est trou à remplir du verbe « crois ».

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Dans « Je remarque que la porte qui grince est ouverte », commence par la petite relative : « [qui grince] ». Entoure ensuite la complétive entière : « [que la porte [qui grince] est ouverte] ». Relie la relative à « porte » et la complétive à « remarque ». Les crochets montrent les limites ; les liens montrent les rattachements.

La longueur ne suffit pas à reconnaître une subordonnée. Vérifie toujours ce qu’elle complète avant de placer ses limites.

Les pièges

  • Appeler « relative » toute subordonnée introduite par « que ».

    Cherche ce que la subordonnée complète. Dans « le film que tu regardes », elle précise « film ». Dans « je sais que tu regardes un film », elle complète « sais ».

  • Arrêter une subordonnée au début de celle qu’elle contient.

    Dans « Je sais que le vélo qui est dehors appartient à Sami », garde « qui est dehors » à l’intérieur de la complétive et poursuis jusqu’à « Sami ».

  • Donner seulement la nature, sans fonction ni rattachement.

    Ajoute ce qu’elle complète : par exemple, « relative, complément de l’antécédent vélo » ou « complétive, COD du verbe sais ».

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Dans une phrase complexe, plusieurs propositions subordonnées peuvent dépendre de mots différents ou être incluses les unes dans les autres. Les délimiter et identifier leur fonction permet de comprendre précisément les liens entre les informations.

Le cours

  1. Une proposition subordonnée dépend d’un mot ou d’une autre proposition : elle ne forme pas une phrase autonome. Pour l’analyser, repère les verbes, généralement conjugués, puis les mots qui introduisent les subordonnées. Délimite chaque proposition en conservant tous les éléments qui lui appartiennent : une subordonnée peut en contenir une autre, dite enchâssée.

  2. Une subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : « qui », « que », « dont », « où », « lequel »… Elle se rattache généralement à un nom ou à un pronom appelé antécédent ; sa fonction est complément de cet antécédent. Dans « le passage que tu lis », la relative « que tu lis » est complément de l’antécédent « passage ». Il faut distinguer cette fonction de celle du pronom relatif : ici, « que » est COD du verbe « lis » à l’intérieur de la relative.

  3. Une subordonnée complétive occupe une fonction que pourrait occuper un nom ou un groupe nominal. Souvent introduite par la conjonction « que », elle peut être COD d’un verbe (« Je crois qu’il viendra »), COI d’un verbe (« Je m’attends à ce qu’il vienne »), sujet (« Qu’il vienne me réjouit ») ou attribut du sujet (« Mon souhait est qu’il vienne »). La subordonnée interrogative indirecte est également une complétive : elle rapporte une question sans point d’interrogation et peut être introduite par « si » ou un mot interrogatif, comme dans « Je me demande où il va ».

  4. Une subordonnée circonstancielle précise les circonstances de ce qui est exprimé dans la proposition à laquelle elle se rattache. Introduite par une conjonction ou une locution conjonctive, elle a une fonction de complément circonstanciel : temps (« quand », « lorsque »), cause (« parce que », « puisque »), but (« pour que », « afin que »), condition (« si »), conséquence (« si bien que »), concession (« bien que »)… Elle est souvent déplaçable ou supprimable, mais ces possibilités ne suffisent pas, à elles seules, à l’identifier.

  5. Pour chaque subordonnée, indique sa nature, sa fonction et son rattachement précis : le verbe complété, l’antécédent précisé ou la proposition dont elle exprime une circonstance. Ne te fie pas seulement au mot introducteur : « que » peut introduire une relative ou une complétive ; « si » peut introduire une circonstancielle de condition ou une interrogative indirecte. Observe la construction et le sens, puis analyse séparément chaque niveau lorsqu’une subordonnée est enchâssée dans une autre.

Des exemples

  • Je pense [que le livre [que tu m’as prêté] sera utile [quand nous préparerons l’exposé]].

    La complétive « que le livre que tu m’as prêté sera utile quand nous préparerons l’exposé » est COD de « pense » et contient deux subordonnées enchâssées. La relative « que tu m’as prêté » est complément de l’antécédent « livre » ; la circonstancielle « quand nous préparerons l’exposé » est complément circonstanciel de temps de la proposition « le livre sera utile ».

  • Je m’attends [à ce que le train [qui vient de Lyon] arrive en retard].

    La complétive « à ce que le train qui vient de Lyon arrive en retard » est COI du verbe « m’attends », construit avec la préposition « à ». À l’intérieur de cette complétive, la relative « qui vient de Lyon » est complément de l’antécédent « train ».

  • [Que chacun puisse participer] est essentiel ; mon souhait est [que le débat reste ouvert].

    La complétive « Que chacun puisse participer » est sujet du verbe « est » dans la première proposition. La complétive « que le débat reste ouvert » est attribut du sujet « mon souhait », auquel elle est reliée par le verbe « est ».

  • [Comme le ciel s’assombrit], je me demande [si le match sera maintenu].

    La circonstancielle « Comme le ciel s’assombrit » est complément circonstanciel de cause de la proposition « je me demande si le match sera maintenu ». L’interrogative indirecte « si le match sera maintenu » est COD de « me demande » : elle exprime une question rapportée, et non une condition.

À retenir

  • Délimite chaque subordonnée sans oublier les subordonnées qu’elle contient.
  • Distingue la nature de la subordonnée de sa fonction dans la phrase.
  • Une relative complète généralement un antécédent : nomme cet antécédent.
  • Une complétive peut notamment être sujet, COD, COI ou attribut du sujet.
  • Une circonstancielle est complément circonstanciel : précise la circonstance et son rattachement.
  • Le mot introducteur ne suffit pas : vérifie toujours la construction et le sens.

Les mots de la leçon

Nature
Catégorie grammaticale d’un mot ou d’un groupe de mots. Pour une subordonnée, on distingue notamment les relatives, les complétives et les circonstancielles.
Fonction
Rôle grammatical d’un mot ou d’un groupe de mots dans une construction : sujet, COD, COI, attribut, complément circonstanciel…
Antécédent
Nom ou pronom auquel renvoie un pronom relatif et que la proposition relative précise.
Enchâssement
Présence d’une proposition subordonnée à l’intérieur d’une autre proposition subordonnée.
Mot subordonnant
Mot qui introduit une proposition subordonnée et marque sa dépendance : conjonction, pronom relatif ou mot interrogatif.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardeDélimite chaque subordonnée en gardant à l’intérieur celles qu’elle contient : dans « Je sais [que le livre [que tu lis] est passionnant] », une subordonnée en contient une autre. Pour trouver sa fonction, cherche son rattachement : une relative complète un antécédent, une complétive peut être COD d’un verbe, et une circonstancielle apporte une précision de temps, de cause ou de condition à une proposition.

Dans « Quand Nora annonce que le train qui arrive est complet, les voyageurs attendent », délimite les trois subordonnées et indique leur nature, leur fonction et leur rattachement.

  1. Je repère les verbes conjugués : « annonce », « arrive », « est » et « attendent ».Ils aident à repérer les différentes propositions, mais il faut aussi observer les mots qui les introduisent.
  2. Je délimite d’abord « [qui arrive] » : c’est une relative, complément de l’antécédent « train ».Elle précise de quel train on parle. Elle se rattache au nom « train », repris par « qui ».
  3. Je délimite ensuite « [que le train [qui arrive] est complet] » : c’est une complétive, COD du verbe « annonce ».Nora annonce quoi ? Que le train qui arrive est complet. Cette complétive contient la relative : il ne faut donc pas s’arrêter avant « est complet ».
  4. Je délimite enfin « [Quand Nora annonce [que le train [qui arrive] est complet]] » : c’est une circonstancielle, complément circonstanciel de temps de la proposition principale « les voyageurs attendent ».Elle indique à quel moment les voyageurs attendent et contient les deux autres subordonnées.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Dans des phrases comprenant plusieurs subordonnées, éventuellement enchâssées, délimiter les complétives, les circonstancielles et les relatives, puis attribuer à chacune sa fonction en indiquant son élément de rattachement.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 20 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers