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Français · 3e · environ 15 min

Analyser plusieurs modes de liaison dans une même phrase

Je m'entraîne

Choisis le mot qui va dans le trou.

Dans « La porte s’ouvre ; le chat entre », les deux propositions sont reliées seulement par un point-virgule : c’est une trou à remplir.

S'entraîner : une série dédiée, en paliersRituel : Orthographe flash

Explique-moi autrement

Choisis une façon de comprendre. Tu peux toutes les essayer, dans l'ordre que tu veux.

Encadre les propositions, puis entoure leurs liens. Pour une juxtaposition ou une coordination, trace un trait entre les deux cadres. Pour une subordination, trace une flèche de la subordonnée vers la proposition dont elle dépend. Dans « Je reste parce qu’il pleut », la flèche part de « parce qu’il pleut » et pointe vers « Je reste ».

Un signe de ponctuation ne sépare pas toujours deux propositions : vérifie d’abord qu’il y a un groupe organisé autour d’un verbe de chaque côté.

Les pièges

  • Donner un seul mode de liaison pour toute la phrase.

    Tu as reconnu une liaison. Examine maintenant les autres signes et mots de liaison, un par un.

  • Prendre « car » pour un mot subordonnant parce qu’il exprime une cause.

    Tu as repéré la cause. Pour nommer la liaison, regarde le mot employé : « car » coordonne ; « parce que » subordonne.

  • Oublier une proposition subordonnée à l’intérieur d’un ensemble plus long.

    Reviens aux verbes conjugués et au mot subordonnant : ils t’aident à retrouver la proposition qui dépend d’une autre.

Je me teste

2 questions nouvelles, sans aide. Tu vois la correction à la fin.

La leçon écriteLe cours complet, des exemples, « À retenir » à imprimer

La leçon

Ce qu'il faut savoir

Une phrase complexe peut combiner plusieurs modes de liaison entre ses propositions. Les reconnaître permet de comprendre l’organisation de la phrase et de distinguer les propositions qui dépendent d’une autre de celles qui sont reliées sans subordination.

Le cours

  1. Une phrase complexe contient plusieurs propositions, généralement organisées autour d’un verbe conjugué. Pour les délimiter, on repère les verbes conjugués, leur sujet et les mots qui se rattachent à chacun. Un temps composé, comme « avait compris », constitue une seule forme verbale : il ne correspond pas à deux propositions.

  2. La juxtaposition relie des propositions sans mot de liaison, au moyen d’un signe de ponctuation : virgule, point-virgule ou deux-points. La coordination les relie par une conjonction de coordination, comme « mais », « ou », « et », « or », « ni » ou « car », ou par un mot de liaison comme « donc ». Ces deux modes de liaison ne créent pas de relation de subordination entre les propositions reliées.

  3. La subordination établit une relation de dépendance : une proposition subordonnée dépend d’une autre proposition, appelée principale. La subordonnée peut notamment être introduite par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive (« quand », « parce que », « si »…), ou par un pronom relatif (« qui », « que », « dont »…). Elle peut se trouver après la principale, avant elle ou à l’intérieur de celle-ci.

  4. Dans une même phrase, les liaisons doivent être analysées séparément. Une proposition peut être coordonnée à une autre tout en étant la principale d’une subordonnée. De même, deux subordonnées peuvent être coordonnées entre elles : la coordination ne supprime pas leur dépendance à l’égard de la principale.

  5. Pour analyser l’ensemble, on délimite les propositions, puis on observe ce qui les relie : ponctuation, mot de coordination ou mot subordonnant. On précise ensuite quelles propositions sont reliées et, en cas de subordination, de quelle principale dépend la subordonnée. Il faut tenir compte de l’organisation de la phrase, car une subordonnée peut être insérée dans une autre proposition.

Des exemples

  • [Le vent se lève] ; [les volets claquent] et [les passants pressent le pas].

    Les trois propositions sont organisées autour des verbes « se lève », « claquent » et « pressent ». Les deux premières sont juxtaposées par le point-virgule ; les deux dernières sont coordonnées par « et », sans relation de subordination.

  • [La pluie redouble] ; [nous quittons le sentier] et [nous cherchons un abri] [parce que l’orage approche].

    La première et la deuxième proposition sont juxtaposées ; la deuxième et la troisième sont coordonnées par « et ». La quatrième, introduite par « parce que », est une subordonnée de cause qui dépend de la principale « nous cherchons un abri » : la phrase combine donc les trois modes de liaison.

  • [Le passage [que tu cherches] est étroit], mais [il mène à la cour].

    La subordonnée relative « que tu cherches » complète le nom « passage » et se trouve à l’intérieur de la principale « Le passage est étroit ». Cette principale est coordonnée à « il mène à la cour » par « mais » : les crochets intérieurs montrent l’insertion de la subordonnée.

  • [Je pense] [que le train arrivera bientôt] et [que nous serons à l’heure].

    Les deux propositions introduites par « que » dépendent de la principale « Je pense ». Elles sont coordonnées entre elles par « et », mais restent toutes les deux subordonnées à la même principale.

À retenir

  • Repérer les verbes conjugués aide à délimiter les propositions.
  • Juxtaposition : un signe de ponctuation, sans mot de liaison.
  • Coordination : un mot de coordination, sans relation de subordination.
  • Subordination : une proposition dépend d’une principale.
  • Une même phrase peut combiner les trois modes de liaison.
  • Analyser chaque liaison séparément et préciser les relations de dépendance.

Les mots de la leçon

Proposition
Ensemble de mots généralement organisé autour d’un verbe conjugué et de son sujet.
Juxtaposition
Liaison entre des propositions par un signe de ponctuation, sans mot de liaison.
Coordination
Liaison entre des propositions par un mot de coordination, sans subordination de l’une à l’autre.
Subordination
Relation dans laquelle une proposition dépend d’une autre.
Proposition principale
Proposition dont dépend une proposition subordonnée.
Proposition subordonnée
Proposition qui dépend d’une principale et qui est souvent introduite par un mot subordonnant.
Exemples résolusDes exercices faits devant toi, étape par étape

RegardePour délimiter les propositions, repère les verbes conjugués, puis cherche les mots et les signes qui relient les groupes organisés autour de ces verbes. Deux propositions sont juxtaposées si elles sont reliées seulement par un signe de ponctuation, coordonnées si une conjonction comme « et », « mais » ou « car » les relie, et subordonnées si l’une dépend de l’autre, avec un mot comme « quand » ou « parce que ». Une même phrase peut combiner ces trois modes de liaison : examine chaque lien séparément.

Analyse les propositions et leurs liaisons dans cette phrase : « Le vent tombe ; les voiles se détendent et le marin rentre parce que la nuit approche. »

  1. Repère quatre verbes conjugués : « tombe », « se détendent », « rentre » et « approche ».Dans cette phrase, chaque verbe conjugué permet de repérer une proposition.
  2. Délimite les quatre propositions : [Le vent tombe] ; [les voiles se détendent] et [le marin rentre] [parce que la nuit approche].Chaque groupe contient son sujet et son verbe. Le mot subordonnant « parce que » appartient à la proposition qu’il introduit.
  3. Entre « Le vent tombe » et « les voiles se détendent », repère une juxtaposition.Le point-virgule relie les propositions sans mot de liaison et sans créer de dépendance.
  4. Entre « les voiles se détendent » et « le marin rentre », repère une coordination.La conjonction « et » relie deux propositions sans subordonner l’une à l’autre.
  5. Rattache « parce que la nuit approche » à « le marin rentre » : c’est une subordination.La proposition introduite par « parce que » dépend de la principale « le marin rentre » et en donne la cause.
Pour les parentsCe que votre enfant apprend, le programme, comment l'aider
Ce que votre enfant apprend
Délimiter les propositions d'une phrase combinant juxtaposition, coordination et subordination, puis nommer chaque liaison en distinguant les relations de dépendance des relations sans subordination.
Au programme
3e · BOEN n°31 du 30 juillet 2020 (cycle 4, programme PRÉCÉDENT, encore en vigueur pour 4e/3e en 2026-2027) Voir la source officielle
Combien de temps
Environ 15 minutes, en une fois ou en plusieurs.

Comment l'accompagner

  • Laissez-le commencer par manipuler : la règle vient après, en une ou deux lignes.
  • Le petit test se fait sans aide. La correction arrive à la fin, sans note.
  • Si une explication ne passe pas, proposez-en une autre plutôt que de répéter la même.

Les réglages « Ma façon » reprennent des adaptations recommandées par l'Éducation nationale pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, comme les troubles dys ou le TDAH. Éduscol : élèves à besoins éducatifs particuliers